Sahara occidental : Moscou tient les États-Unis pour responsables de l’échec du Conseil de sécurité sur la MINURSO
Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère russe des Affaires étrangères impute aux États-Unis et à leurs alliés l’échec du Conseil de sécurité à proroger la MINURSO. Moscou affirme avoir dû opposer son veto à un projet américain qui faisait du plan d’autonomie marocain l’unique base de négociation.

Par Kahina Hammoudi
Le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté ce lundi sur les États-Unis et les pays qui les soutiennent l’entière responsabilité de l’échec du Conseil de sécurité à renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Selon Russia Today, le ministère explique dans un communiqué que la Russie a été contrainte d’utiliser son droit de veto contre un projet de résolution américain. Moscou y voit une tentative d’imposer un règlement unique du conflit, qui priverait le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination, en contradiction avec les principes de la Charte des Nations unies.
Le projet américain prévoyait de retenir le plan d’autonomie marocain comme unique base des négociations, tout en modifiant le nom de la MINURSO et en réexaminant ses missions.
Le ministère russe a réaffirmé le refus de Moscou des solutions imposées de l’extérieur. Il a insisté sur la nécessité de parvenir, par la négociation, à un règlement acceptable pour les deux parties, sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
Moscou a exprimé sa déception de voir la diplomatie américaine ne pas distinguer la position de Washington, favorable à la thèse marocaine, de son rôle dans l’accompagnement du processus de règlement, qui devrait reposer sur une médiation impartiale.
Le ministère a enfin indiqué que la Russie avait présenté un projet de résolution alternatif prorogeant le mandat de la mission pour un an, sans modifier ses missions ni les paramètres du règlement. Les États-Unis s’y sont toutefois opposés et ont exercé leur droit de veto.
K. H




