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(Vidéo) La colère d’Aminatou Haidar face au pillage du Sahara occidental

Dans un entretien accordé à l’organisation suédoise «Article 2», la présidente de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM), Aminatou Haidar, accuse l’Union européenne et plusieurs pays occidentaux de renforcer, par leurs accords avec le Maroc, la répression et l’exploitation des richesses du Sahara occidental.

Par Kahina Hammoudi 

Assez des beaux discours sur les droits humains ! Depuis Stockholm, Aminatou Haidar lance un cri de vérité que l’Union européenne et plusieurs capitales occidentales voudraient sans doute étouffer : leurs partenariats avec le Maroc ne sont pas neutres, ils alimentent une occupation, une répression et un pillage des richesses du peuple sahraoui.
 
Dans un entretien accordé à l’organisation suédoise «Article 2», la présidente de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM) accuse sans détour : en signant des accords politiques et économiques avec Rabat, l’Europe et ses alliés renforcent les capacités du Maroc à réprimer, à contrôler et à spolier. Chaque euro investi, chaque accord signé, chaque silence diplomatique pèse sur le dos des Sahraouis.

Le scandale des richesses volées

Comment accepter que des phosphates, des ressources halieutiques et d’autres richesses soient arrachés à une terre dont les habitants croupissent dans les camps de réfugiés, dépendants d’une aide humanitaire qui fond comme neige au soleil ? C’est la question brûlante que pose Aminatou Haidar.
Elle dénonce un pillage organisé : les ressources du Sahara occidental sont exploitées sans le consentement du peuple sahraoui, et les profits alimentent l’État occupant, ses partenaires occidentaux et les colons. Ce n’est pas du développement, c’est de la spoliation. Ce n’est pas du partenariat, c’est de la complicité.

La répression à visage découvert

Dans les territoires occupés, la réalité est brutale : manifestations pacifiques interdites, réunions dispersées, militants traqués, torturés, accusés à tort. Aminatou Haidar le dit sans détour : le Maroc cherche à isoler le Sahara occidental du regard du monde en emprisonnant les journalistes sahraouis et en refusant l’accès aux observateurs, parlementaires et défenseurs des droits humains internationaux.
 
Ce blocus médiatique n’est pas un accident : c’est une stratégie. Tant que le monde ne voit pas, les violations continuent en toute impunité. Tant que les caméras sont interdites, la torture reste invisible. Tant que les voix sahraouies sont réduites au silence, l’occupation se nourrit de l’oubli.
K. H. 

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