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Trump attribue les pertes républicaines à l’absence de son nom sur les bulletins de vote

Au lendemain des élections de mi-mandat, Donald Trump a minimisé la perte du Congrès au profit des démocrates, qu’il explique par l’absence de son nom sur les bulletins. Il affirme accepter tous les résultats et appelle son camp à désigner un candidat pour 2028.

Par Kahina Hammoudi 

Dans sa première réaction aux résultats des élections de mi-mandat, le président américain Donald Trump a imputé les pertes de son camp à son absence des bulletins de vote. « Je ne me présentais pas », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Mon nom n’était pas sur le bulletin », selon TBS News. Alors que les démocrates ont pris le contrôle du Congrès, il affirme ne pas y voir un revers personnel et assure qu’il acceptera les résultats de toutes les courses.

À peine les premiers résultats tombés, Donald Trump a dû affronter une réalité politique difficile : la perte du Congrès au profit des démocrates. Dans sa première réaction aux élections de mi-mandat, le président américain a reconnu les revers subis par le Parti républicain, tout en s’efforçant de minimiser leur portée.

Interrogé par Fox News, Trump a admis que les démocrates avaient repris le contrôle du Congrès, mais a tenu à préciser qu’ils ne seraient pas en mesure d’imposer leur volonté. « J’accepterai les résultats de toutes les courses, bien sûr », a-t-il déclaré, dans une formule qui contraste avec les tensions qui avaient entouré les précédents scrutins américains.

Un revers sans regrets assumés

Le président a refusé de présenter ces résultats comme un échec personnel, malgré la défaite de plusieurs candidats qu’il avait publiquement soutenus. Il avait auparavant imputé les pertes républicaines à l’absence de son nom sur les bulletins de vote, suggérant que son poids électoral aurait pu faire la différence.

Parmi les revers les plus symboliques figure celui de la sénatrice républicaine de Caroline du Sud, Lindsey Graham, battue dans sa course. Le procureur général républicain du Texas, Ken Paxton, était également en retard dans sa campagne pour un siège au Sénat. Trump a néanmoins affirmé ne ressentir aucun regret d’avoir apporté son soutien à ces deux figures du Parti républicain.

2028 déjà dans le viseur

Prenant de la hauteur face à la défaite, Trump a rapidement ouvert un nouveau chapitre : celui de la présidentielle de 2028. Il a appelé le Parti républicain à désigner dès maintenant son candidat, estimant qu’il était temps pour la formation de commencer ce chantier.

Selon lui, le parti dispose d’un «groupe incroyable de candidats», même s’il a refusé, pour l’instant, de citer des noms. Une déclaration qui en dit long sur sa volonté de continuer à peser sur l’avenir politique américain, malgré un Congrès désormais aux mains des démocrates.

Un Congrès démocrate, mais un pouvoir partagé

La prise de contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat par les démocrates modifie profondément l’équilibre des pouvoirs à Washington. Elle prive l’administration Trump d’un levier essentiel pour faire passer son agenda législatif et ouvre la voie à une opposition plus affirmée.

Mais Trump cherche à contenir l’onde de choc. En reconnaissant les résultats tout en minimisant leur signification, il tente de préserver son autorité sur le Parti républicain et de garder la main sur la préparation de la prochaine échéance présidentielle.

Les élections de mi-mandat viennent ainsi de redessiner le paysage politique américain : un Congrès démocrate, un président affaibli mais toujours influent, et un Parti républicain contraint de repenser son avenir à l’horizon 2028.

K. H. 

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