Tebboune salue un Parlement actif et la criminalisation du colonialisme

Par Kahina Hammoudi
M. Abdelmadjid Tebboune a choisi, ce matin du 2 juillet, l’école primaire Ahmed Aroua de Bouchaoui pour accomplir son devoir civique et adresser un message politique sans détour au pays. Devant une nuée de journalistes, le chef de l’État a vanté les progrès institutionnels et économiques d’une Algérie « sur la bonne voie », tout en réclamant la consolidation d’un Parlement désormais actif dans l’initiative législative.
« Pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante, le Parlement propose une loi qui est adoptée », a-t-il lancé, saluant l’adoption de la proposition criminalisant le colonialisme. Le président a présenté ce vote comme un précédent — une main tendue vers une pratique parlementaire plus autonome et une marque de maturation politique. Cette mise en avant de l’Assemblée traduit, selon lui, une volonté de faire du législatif un acteur réel du changement, au-delà d’un simple rôle de validation.
Sur le plan économique, M. Tebboune a mis en exergue les analyses favorables des grandes institutions internationales, citant le FMI et la Banque africaine de développement comme preuves que l’Algérie va « dans la bonne direction ». Il a réaffirmé l’engagement de l’État à protéger le pouvoir d’achat et à renforcer l’indépendance économique du pays, sans donner de nouvelles mesures concrètes mais en insistant sur la continuité des efforts publics en faveur des citoyens.
Le président a par ailleurs célébré le réveil d’un « esprit patriotique » chez les jeunes, une jeunesse qu’il décrit « patriote jusqu’à la moelle ». Assurant qu’« il n’y a rien à craindre pour l’Algérie », il a cherché à apaiser les inquiétudes en période électorale, promettant la pérennité des institutions et la moralisation des pratiques politiques : « L’ère des quotas et des atteintes à l’intégrité des élections est définitivement révolue », a-t-il martelé, invitant à croire en une transparence retrouvée.
Interrogé sur le cas du jeune Wassim, de double nationalité algérienne et américaine, victime d’une agression à Boston, le président a assuré que les autorités suivent « de très près » le dossier. Il s’est dit soulagé par l’amélioration de l’état de santé de l’enfant, hospitalisé puis sorti, et a salué le rôle de l’ambassade d’Algérie à Washington, conduite par Sabri Boukadoum, tout en rappelant que les autorités américaines poursuivent leur enquête. Tebboune a même annoncé une invitation faite au jeune pour assister, si Dieu le veut, au match de l’équipe nationale face à la Suisse lors de la Coupe du monde au Canada — un geste symbolique destiné à rassurer et à marquer la proximité de l’État avec ses ressortissants, où qu’ils se trouvent.
K. H.




