Relance économique, investissement, pouvoir d’achat, grands projets structurants: Sifi Ghrieb face à des dossiers très lourds

Par Khaled Remouche
La relance économique, le dynamisme économique, figurent parmi les priorités les plus importantes du gouvernement Ghrieb.
Qui dit relance économique pense à l’investissement comme moteur de cette effervescence économique.
Au regard des chiffres annoncés par l’AAPI, 16400 projets dont 270 projets étrangers pour un montant de 7100 milliards de dinars, soit l’équivalent de plus de 50 milliards de dollars et près de 400.000 emplois prévus.
Dans l’ensemble de ces projets, l’investissement privé domine. Cela veut dire qu’il convient d’améliorer le climat des affaires pour booster l’investissement en Algérie et drainer les IDE (un montant de 9 milliards de dollars est enregistré).
La concrétisation de ces projets constitue un enjeu capital pour la poursuite de la croissance économique, la réduction des importations et l’expansion des exportations hors hydrocarbures.
Le gouvernement devra veiller comme le lait au feu à ce ce que ce potentiel investissement se réalise. L’autre partie de cette équation est la révision de la législation des changes.
Sans ce changement de réglementation,il est vain de s’attendre à ce que les sociétés algériennes se redéploient à l’international, créent des Showrooms en Afrique et donc accroissent les exportations hors hydrocarbures.
Mais la Banque d’Algerie est réticente. Elle appréhende selon un spécialiste financier les pratiques frauduleuses, une tendance à la prolifération des infractions de change.
Il faudrait donc des gardes fou pour assouplir cette réglementation.
L’autre priorité est la préservation du pouvoir d’achat. Amel Abdellatif, la nouvelle ministre du commerce intérieur et de la régulation est appelée à appliquer les directives du chef de l’État : assurer un bon approvisionnement du marché, éviter les pénuries et poursuivre la lutte contre la spéculation.
Mais avec la consultation des intervenants dans ce secteur,on peut aller vers l’organisation des circuits de distribution,l’une des sources principales de la hausse des prix.
L’autre priorité est le suivi de l’avancée des grands projets structurants: le développement des gisements de Gara Djebilet, le méga projet phosphate de Tebessa, le méga projet qatari Baladna, les grands projets de mise en valeur agricole des terres du sud du pays, les nouvelles usines dessalement, la ligne ferroviaire nord -sud.
La question est de savoir si le financement des grands projets structurants fera partie des chantiers du gouvernement.
Et que la dépense publique engagée est devenue contraignante pour le financement de l’achèvement des grands projets structurants et des grands projets futurs tels que le port du centre, le maillage du sud du pays en voies ferrées.
Les autres alternatives de financement doivent être mises en œuvre : project financing, partenariat public-privé, crédits multilatéraux auprès notamment de l’Afreximbank, la BAD, la BID.
Il y va de la position de l’Algérie en tant que leader de l’intégration économique en Afrique.
Une préoccupation au plus haut niveau de l’Etat et une instruction du Président de la République consistant à mobiliser les efforts pour atteindre cette ambition.
K.R




