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Législatives du 2 juillet : Jeunes appelés à voter pour consolider les institutions

Par Kahina Hammoudi 

À dix-sept jours du scrutin, les principaux partis en lice ont concentré leurs interventions sur un mot d’ordre commun : faire voter massivement les jeunes pour renforcer l’édifice institutionnel et répondre aux défis socio-économiques.

À Bordj Bou Arreridj, Mohamed Douibi, secrétaire général du Mouvement Ennahda, a inauguré la permanence électorale de la wilaya en présentant le vote comme « une étape importante pour le renouvellement des élites ». Il a mis en avant la sélection de candidats « compétents » sur 11 circonscriptions, une manière de rassurer un électorat inquiet et parfois désabusé.

À M’Sila, la secrétaire générale du Parti des travailleurs a insisté sur la responsabilité dans le choix des candidats. Elle a appelé à transformer l’énergie des jeunes en force politique concrète, en leur donnant la confiance nécessaire pour siéger à l’Assemblée populaire nationale.

Depuis Tissemsilt, Abdelali Hassani Cherif, président du Mouvement de la société pour la paix, a centré son discours sur l’emploi, l’éducation et la santé. Il a invité les jeunes à s’impliquer davantage dans la construction nationale, tout en promettant des actions en faveur du pouvoir d’achat et de l’insertion professionnelle.

À Tiaret, Mohamed Daoui, d’El Karama, a placé l’économie au cœur de son intervention. Il a soutenu les projets structurants — développement ferroviaire, exploitation minière — qu’il présente comme des leviers pour l’emploi et la sécurité alimentaire.

À Mascara, Lamine Osmani, président de Sawt El Chaab, a multiplié les rencontres de proximité. Il a appelé à renforcer la confiance entre élus et citoyens, en fondant les choix sur la compétence et l’intégrité.

Dans le Sud et les zones steppiques, Ahmed Dane, d’El Bina, a rappelé depuis Ouled Djellal et Biskra l’importance de ces législatives pour « la construction de l’Algérie nouvelle ». Il a souligné les potentialités agricoles locales, notamment la filière dattier, comme moteur de développement territorial.

À Annaba, Mounder Bouden (RND) a défendu l’idée qu’un scrutin réussi est synonyme de stabilité nationale et de renforcement de la position internationale de l’Algérie. À Constantine, Fateh Boutbig (Front El Moustakbel) a qualifié la mobilisation d’« devoir national » et a insisté sur la nécessité d’un parlement fort pour accompagner les réformes, avec la jeunesse en première ligne pour la maîtrise technologique.

Bilan d’étape : le message est uniforme — jeunesse, institutions, emploi. Reste la question pratique : comment traduire ces promesses en actes ? Les discours mettent l’accent sur des priorités connues ; la clé sera la mise en œuvre : calendriers clairs, moyens budgétaires, contrôle citoyen et transparence.

 K. H. 

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