Nouveaux amendements au Code de la route : Peines alourdies pour mieux protéger les usagers

Par Kahina Hammoudi
La Commission paritaire du Parlement algérien a tranché : un rapport détaillé dévoile les amendements au Code de la route, classant infractions et délits selon leur gravité pour imposer une fermeté inédite face à l’hécatombe routière qui endeuille trop de familles.
Les contraventions se déclinent en quatre degrés, avec des amendes graduées : 3 000 DA pour le premier, 4 000 DA pour le deuxième, 6 000 DA pour le troisième (jusqu’à 9 000 DA en cas de surcharge), et 10 000 DA pour le plus grave. L’article 119 oblige l’agent verbalisateur à transmettre immédiatement le procès-verbal au procureur, papier ou électronique, pour une justice prompte.
Les délits de conduite mortelle passent à un cran supérieur : de 1 à 5 ans de prison et 100 000 à 500 000 DA d’amende en cas d’homicide involontaire par imprudence (art. 124). Les circonstances aggravantes – alcool, drogue, fuite, sans permis – doublent les peines : jusqu’à 7 ans et 1 million DA, surtout pour poids lourds ou transports collectifs (art. 125). Sous emprise, c’est 8 à 12 ans et jusqu’à 1,2 million DA (art. 127).
Permis annulé définitivement ou temporairement (art. 161, 166, 170), pas de clémence pour les complices ni sous toxiques. Les experts y voient une dissuasion salutaire : ces mesures entendent non seulement punir, mais éradiquer l’imprudence qui fauche des vies sur les routes algériennes, au nom d’une sécurité publique intransigeante. Reste à voir si la fermeté légale tiendra face aux réalités du terrain.
K. H.




