À 24 heures du silence électoral, la dernière ligne droite

Par Kahina Hammoudi
La campagne des législatives du 2 juillet entre dans sa dernière ligne droite. À la veille de l’entrée en silence électoral, les candidats et leurs états-majors redoublent d’efforts pour capter les derniers indécis, dans une séquence où chaque déplacement, chaque meeting et chaque prise de parole peuvent encore compter.
Ce samedi, le programme est particulièrement chargé, avec des meetings annoncés à Alger, Batna, Mila, Bouira, Tizi-Ouzou, Oran, M’sila, Bordj Bou Arréridj, Mostaganem et Guelma, signe d’une campagne qui se joue jusque dans ses ultimes heures.
Des thèmes qui ont dominé la campagne
Depuis le lancement de la campagne, plusieurs thèmes sont revenus avec insistance dans les interventions des partis. Les formations politiques ont mis en avant le développement économique, à l’échelle nationale comme locale, tout en insistant sur la consolidation des acquis sociaux et la prise en charge des préoccupations quotidiennes des citoyens.
À cela s’est ajouté un autre message récurrent : la nécessité de renforcer l’unité nationale et de faire émerger un Parlement fort et représentatif, capable d’accompagner les réformes et de relayer les attentes de la population.
Dans les régions du Sud comme dans le reste du pays, les appels à une forte participation ont également occupé une place centrale, les candidats liant la légitimité du prochain Parlement au niveau de mobilisation des électeurs.
Le programme du jour
Sur le terrain, les candidats multiplient les rencontres publiques et les rassemblements de proximité. Le secrétaire général du RND, Mounder Bouden, anime trois meetings à Alger, Batna et Mila, tandis que le FLN mobilise Abdelkrim Benmbarek à Bab El Oued.
Le FFS, de son côté, déploie Youcef Aouchiche à Bouira, Tizi-Ouzou et Alger, alors que le MSP organise une rencontre à la Coupole du complexe olympique Mohamed Boudiaf, à Alger.
S’ajoutent les meetings d’Abdelkader Bengrina à Oran, d’Atmane Mazouz à Tizi-Ouzou, de Mohamed Douibi à M’sila et Bordj Bou Arréridj, de Mohamed Daoui à Mostaganem, de Djamel Benziadi à Guelma et de Louisa Hanoune à Alger.
Dernière ligne droite avant le verdict
À travers ce programme dense, les partis cherchent à transformer la dynamique de campagne en rapport de force électoral au moment du vote. Les discours de fin de campagne se veulent plus concrets, plus ciblés et davantage tournés vers la crédibilité, dans une tentative de convaincre les indécis avant le basculement vers le silence électoral.
Le scrutin du 2 juillet apparaît ainsi comme un test de mobilisation, mais aussi comme un moment de vérité pour des formations qui ont fait du développement, de l’unité nationale et du Parlement fort les principaux marqueurs de leur message politique.
K. H.




