L’an 2024, des raisons de rester optimiste malgré le drame

Comme chaque nouvelle année, l’an 2024 commence par des vœux de paix dans le monde.

Partout à travers la planète, on lance des feux d’artifices, on allume des bougies, des cierges et on met à fond la musique pour célébrer la joie et surtout prier pour la paix.

Pourtant, 2024 commence mal, très mal. Comme chaque jour depuis le 7 octobre dernier, des dizaines de Palestiniens ont été tués par des bombardements israéliens sauvages. Des enfants, des femmes et des hommes de tous âges sont déchiquetés, ensevelis sous les décombres d’écoles, d’hôpitaux et de mosquées bombardées.

Des milliers de palestiniens ont passé la nuit, la dernière de l’horrible année 2023 et commencent celle de l’année d’après, à la belle étoile. Leurs maisons ont été rasées par une armée inhumaine, raciste qui punit tout un peuple qui ne fait que défendre sa terre, piétinée tous les jours par des soldats du mal.

Les célébrations, faites un peu partout dans le monde et dans les pays voisins de la Palestine, montrent à quel point,  malgré les drames, l’Homme est égoïste: il ne fait que rarement cas de la souffrance des autres. Il se contente de son bonheur immédiat et n’écoute que rarement les pleurs de ses semblables.

Cela s’applique essentiellement aux dirigeants du monde, notamment ceux des grandes puissances, pour qui le monde est basé sur un double standard : celui qui s’applique à leurs peuples et à leurs coreligionnaires, qui doit répondre à des critères de respect des droits de l’Homme et celui des autres peuples pour qui aucune norme n’est admise.

Preuve en est qu’au fur et à mesure que le temps passe, le génocide que subit le peuple palestinien est banalisé, occulté et même relégué au rang des faits-divers de l’actualité mondiale.

Le sang des innocents en Palestine –mais aussi au Soudan et dans certains pays d’Afrique- est tellement banalisé que les plus avertis des hommes peuvent se poser la question sur la réalité de la présence de l’humanité chez certains humains.

Cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Les peuples des pays du Sud, ceux qui aspirent au développement, peuvent utiliser l’étape qu’offre la nouvelle année pour passer d’une position d’un peuple qui subit à celle d’un humain qui agit.

Prendre son destin en main, faire du patriotisme une arme pour bâtir son avenir indépendamment des grandes puissances, est la meilleure résolution à prendre pour éviter de se plaindre tout le temps des agissements des autres. C’est la seule possibilité de rester optimiste.

Akli O.

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