Kenza, Chaïma, Tinhinane et les autres, 52 féminicides en moins d’un an

Loin des slogans…Une année exceptionnelle face au Coronavirus, Les femmes étaient en première ligne dans  cette crise de Covid-19, en tant que professionnelles de santé ou simple femme au foyer, piégée du confinement.

En amont de cette Journée internationale des droits des femmes, leur égalité en droit avec les hommes, font désormais partie de notre quotidien et des discours de chaque année.

Certains droits sont  certes acquis, pour d’autres il faut attendre encore , mais qu’en est-il de leur réalité où le droit le plus légitime est en danger? «Le droit de rester en vie… ».

Cela n’a pas toujours été le cas dans la vie de certaines de femmes.
Pour ce Lundi 8 mars 2021, l’Organisation des nations unies (ONU) leur  a rendu hommage en dénonoçant les injustices subies, accentuées par la crise sanitaire, selon l’ONU, depuis l’apparition du Covid-19, « les données et les rapports (…) montrent que tous les types de violence contre les femmes et les filles, et surtout la violence domestique, se sont accrus », écrit l’organisation.

En Algérie,  des femmes et de jeunes filles sont victimes d’humiliations, de privations, d’ harcèlements, de viols, de violences, de féminicides, de traitements inhumains et dégradants perpétrés au nom de traditions ou de lois injustes.

Dans notre pays les meurtres de femmes sont justifiés « Pour sauver l’honneur de la famille « . Ce sont  les conséquences les plus tragiques qui illustrent de façon la plus criante la discrimination profondément ancrée et admise dans certaines cultures à l’encontre des femmes et des filles.

Ces meurtres sont commis presque en toute impunité, dans une certaine forme,  du fait de l’acceptation largement répandue de cette pratique et des statuts juridiques. Il suffit juste d’invoquer le prétexte de l’honneur pour que le crime soit justifié aux yeux d’une société complice.

Pour ce 8 Mars 2021, dixième semaine de l’année, 09 féminicides ont été enregistrés depuis le 1er janvier, et 52 Féminicides de 8 mars 2020 à ce jour…n’oublions jamais le regard de CHAIMA, le sourire de KENZA et le combat de TINHINANE .

Le 8 mars ce n’est pas une fête mais un cri sourd face aux crimes contre l’humanité. Ne nous réjouissons pas , le combat continue pour que les roses ne deviennent pas des chrysanthèmes !

Nadi. K

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