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Coup d’état militaire en Guinée-Bissau

Des militaires ont pris le contrôle total de la Guinée-Bissau, suspendant le processus électoral et plongeant le pays dans une nouvelle crise politique majeure en Afrique de l'Ouest.

Des tirs ont été entendus hier mercredi  en milieu de journée près du palais présidentiel de Bissau, capitale de la Guinée-Bissau.

Quelques minutes plus tôt, des hommes en tenues militaires ont pris possession de la principale artère menant vers le palais , ont constaté des témoins sur place.

Des coups de feu auraient également été tirés contre le ministère de l’Intérieur et le ministère des Affaires étrangères.  Selon Jeune Afrique, le président Umaro Sissoco Embaló, le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, et le ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ont été arrêtés.

Des militaires ont annoncé avoir pris le contrôle total du pays et fermé les frontières du pays.  Les tirs se sont arrêtés. La  situation reste, cependant, encore floue. Selon des correspondants de presse, certaines personnes se mettent à l’abri alors que d’autres osent sortir quand même dans la rue pour effectuer quelques courses.

Dimanche dernier a eu lieu l’élection présidentielle. Le chef d’État a proclamé sa victoire avec 65 % des suffrages, selon son propre décompte des voix. Mais le candidat de l’opposition Fernando Dias da Costa a lui aussi revendiqué la victoire.  Les résultats  officiels de ces élections ne sont attendus que jeudi 27 novembre.

Selon l’agence de presse Reuters, un porte-parole du président Embalo, Antonio Yaya Seidy, a déclaré que des hommes armés non identifiés ont attaqué la commission électorale pour empêcher l’annonce des résultats électoraux. La Guinée-Bissau est habituée aux coups d’état. La dernière tentative, déjà dirigée contre Umaro Sissoco Embalo, a eu lieu en 2023. Plus de détails suivront…

R.I.

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