La production de gaz de l’Algérie grimpe à 54,01 milliards de m³ au premier semestre 2026

Par Kahina Hammoudi
La production algérienne de gaz naturel a augmenté de 4,2 % au cours du premier semestre 2026, pour atteindre 54,01 milliards de mètres cubes, contre 51,81 milliards de mètres cubes sur la même période de 2025, soit une hausse de 2,2 milliards de mètres cubes. Il s’agit du meilleur premier semestre enregistré depuis trois ans.
Selon des données publiées par la plateforme spécialisée Attaqa, qui s’appuie sur les chiffres de l’Energy Intelligence, une unité de recherche basée à Washington, la production algérienne de gaz durant les six premiers mois de l’année en cours s’est rapprochée du niveau le plus élevé jamais enregistré sur la même période depuis 2023, année où elle avait atteint 54,72 milliards de mètres cubes.
Cette croissance de la production s’accompagne d’une hausse de la consommation intérieure de gaz de 6,3 %, à 28,49 milliards de mètres cubes au premier semestre 2026, contre 26,81 milliards de mètres cubes sur la même période de l’année précédente. La consommation intérieure a ainsi représenté près de 53 % de la production totale de gaz de l’Algérie durant la période concernée, dans un contexte de forte dépendance au gaz pour la production d’électricité, dont le taux atteint 99 %.
Toujours selon Attaqa, la production algérienne de gaz au premier semestre s’est établie, sur les cinq dernières années, à 49,23 milliards de m³ en 2022, 54,72 milliards de m³ en 2023, 53,61 milliards de m³ en 2024 et 51,81 milliards de m³ en 2025, avant de remonter à 54,01 milliards de m³ en 2026.
La hausse de la production sur le premier semestre de l’année en cours a été portée par une progression en glissement annuel enregistrée tous les mois, à l’exception de juin dernier. Ce mois-là, la production algérienne de gaz a reculé de 0,4 %, à 8,17 milliards de mètres cubes, contre 8,20 milliards de mètres cubes sur la même période de 2025, selon les données de l’initiative conjointe de données des organisations JODI (Joint Organisations Data Initiative).
La production algérienne avait atteint son plus haut niveau mensuel historique en mars 2023, avec 13,18 milliards de mètres cubes, un niveau qu’elle a frôlé en janvier 2026, avec 10,437 milliards de mètres cubes.
Hausse des exportations, portées par le gaz par gazoduc
En parallèle, les exportations totales de gaz algérien, par gazoduc et sous forme de GNL, ont progressé de 2,4 % au premier semestre 2026, à 23,97 milliards de mètres cubes, contre 23,40 milliards de mètres cubes sur la même période de l’année précédente. Cette hausse a été tirée par le gaz transporté par gazoduc, qui constitue l’essentiel des exportations algériennes, tandis que les expéditions de GNL ont reculé en raison d’opérations de maintenance.
En juin dernier, les exportations algériennes de gaz par gazoduc ont progressé à 3,06 milliards de mètres cubes, contre 2,95 milliards de mètres cubes le même mois en 2025, tandis que les exportations de GNL se sont établies à 899 millions de mètres cubes, contre un milliard de mètres cubes en juin de l’année précédente.
Dans ce contexte, les données les plus récentes d’Attaqa font état d’un recul des exportations algériennes de gaz naturel liquéfié de 6,5 % au premier semestre de l’année en cours, à 4,47 millions de tonnes, soit l’équivalent d’environ 6,1 milliards de mètres cubes, sur la base d’un taux de conversion de 1,360 milliard de mètres cubes par million de tonnes de GNL. Malgré ce recul semestriel, les exportations de GNL ont progressé au deuxième trimestre 2026, à 2,43 millions de tonnes.
Sur une base mensuelle, les exportations algériennes de GNL ont reculé à 0,495 million de tonnes en juillet 2026, enregistrant le troisième plus bas niveau mensuel depuis 2013 au moins, après janvier 2025 et janvier 2026, où les exportations avaient atteint respectivement 0,389 et 0,440 million de tonnes.
Le solaire pour libérer davantage de gaz à l’export
L’Algérie travaille par ailleurs à accroître la part du solaire dans son mix électrique, dans le but de réduire la dépendance au gaz pour la production d’électricité et de dégager des volumes plus importants destinés à l’exportation vers le marché européen. Dans ce cadre, le pays a inauguré en mai 2026 les deux plus grandes centrales solaires du pays, d’une capacité totale de 400 mégawatts, dans le cadre de la première phase du programme national visant à ajouter 3,2 gigawatts de capacités solaires d’ici 2027.
K. H.




