Bomerdès : une conférence de presse attendue aujourd’hui pour éclairer l’opinion publique sur les circonstances du drame

Le procureur général près la cour de Boumerdès tient, ce samedi, une conférence de presse exceptionnelle au siège de la cour, en salle des conférences, afin d’informer l’opinion publique des derniers résultats de l’instruction préliminaire relative au tragique accident de renversement d’un autobus de transport de voyageurs, qui avait bouleversé le pays fin juillet dernier.
Selon un communiqué officiel de la cellule de communication de la cour de justice (référence 2026/02), la conférence, prévue à 15h00, dévoilera officiellement le bilan et les circonstances juridiques liés au drame.

Un accident tragique
Les faits remontent au 31 juillet dernier, lorsqu’un autobus de transport de voyageurs a dérapé dans la zone d’El Karma, sur la route nationale n°24 reliant Boumerdès à Zemmouri, avant de basculer dans un ravin rocheux, faisant un lourd bilan de 28 morts et 36 blessés.
Ce drame avait conduit le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à décréter un deuil national de trois jours et la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire national.
Dans le cadre de l’enquête, le commandement régional de la Gendarmerie nationale avait révélé que les analyses biologiques effectuées sur le corps du conducteur (33 ans) avaient mis en évidence la consommation de trois types de substances stupéfiantes et hallucinogènes la veille de l’accident, en plus de la découverte de comprimés hallucinogènes dans ses poches.
Les investigations techniques et l’exploitation des données du chronotachygraphe ont par ailleurs montré que l’autobus circulait à une vitesse de 121,63 km/h sur un tronçon accidenté et un dénivelé dangereux, où la vitesse maximale autorisée était fixée à 60 km/h, s’ajoutant à une surcharge : le véhicule transportait 64 passagers alors que sa capacité autorisée ne dépassait pas 51 personnes.
L’opinion publique algérienne et les milieux médiatiques attendent avec intérêt les déclarations du procureur général aujourd’hui, qui devraient permettre de déterminer les responsabilités pénales et les poursuites judiciaires engagées contre toute personne dont l’implication, par négligence ou complicité, serait établie dans ce drame routier.
R. N.




