Jour 3 de colère au Maroc : Gen Z 212 face au Makhzen répressif

Par Kahina Hammoudi 

Depuis trois jours, la jeunesse marocaine, incarnée par le collectif Gen Z 212, brave le silence imposé et la répression pour réclamer ce qui est un droit fondamental : l’accès à des services de santé et d’éducation dignes.

Face à un régime Makhzen sourd aux cris de souffrance de son propre peuple, ces jeunes dressent un doigt accusateur implacable vers les milliards dilapidés pour l’organisation de la Coupe du Monde de Football 2030, un festin royal pendant que la population étouffe dans la précarité.

Cette mobilisation ne naît pas du vide. Elle est l’écho brûlant d’un système politique profondément inégalitaire, construit pour maintenir des privilèges et étouffer toute contestation.

Le Makhzen, fidèle à son habitude, préfère dépenser sans compter pour des joutes sportives internationales qui servent uniquement à blanchir son image aux yeux du monde, plutôt que d’investir dans des infrastructures essentielles qui garantiraient la dignité et le futur des citoyens.

Mais la violence avec laquelle l’État répond à ces revendications légitimes reflète la nature même de ce pouvoir : répressif, autoritaire, colonial dans sa logique de domination.

Les arrestations arbitraires, la répression policière brutale et le bâillonnement de toute voix dissidente sont les stigmates d’un régime qui, pour maintenir son emprise, s’inspire directement des méthodes coloniales infligées au peuple sahraoui au Sahara occidental.

Le Makhzen pousse ainsi l’humiliation à son paroxysme, sacrifiant la jeunesse dans un jeu cynique de pouvoir et de spectacle. À l’instar du colonialisme, il nie toute souveraineté populaire, impose la peur et étouffe l’espoir.

Cette jeunesse, pourtant porteuse d’un avenir et d’un espoir de justice, est traitée comme un obstacle à abattre, un relief dans la vaste stratégie de domination et de négation des droits.

En revendiquant de meilleurs services publics, Gen Z 212 ne fait pas qu’exiger des améliorations concrètes, mais dénonce un système corrompu et colonial, qui exploite son peuple tout en prétendant le représenter. Leur courage, face à la répression du Makhzen, est une flamme à ne pas éteindre, un rappel que le peuple marocain et le peuple sahraoui partagent le même combat : celui de la liberté, de la justice et de la dignité fondamentale.

Le temps est venu que ce pouvoir cesse sa mascarade, qu’il rende des comptes et qu’il ouvre enfin la porte à une véritable démocratie sociale. Tant que le Makhzen persistera dans sa politique du mépris et de la violence, le peuple continuera de résister, debout, face à l’oppression et au déni.

K. H. 

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