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Routes de la mort : 3 838 vies fauchées en 2025

Par Kahina Hammoudi

En 2025, les routes algériennes ont de nouveau été le théâtre d’une hécatombe silencieuse : 3 838 morts et 37 020 blessés dans 26 976 accidents corporels, selon Lahcen Boubka, directeur d’études à la Délégation nationale pour la sécurité routière (DNSR).

Ces chiffres, révélés ce jeudi 19 février 2026 lors de l’émission «L’Invité du jour » sur Radio Chaîne 3, marquent une hausse alarmante par rapport à 2024 : +2,68% d’accidents, +2,62% de décès et +4,9% de blessés.

Facteur humain dominant

Le responsable principal reste l’imprudence humaine, impliquée dans plus de 96% des cas. Inattention au volant, surtout en zones urbaines, excès de vitesse, dépassements hasardeux, refus de priorité, manœuvres téméraires, piétons imprudents et non-respect des distances de sécurité : voilà le cocktail mortel qui hante nos artères routières.

Menace des deux-roues

L’essor des motocycles aggrave la situation, avec près de 24% des accidents en grandes villes impliquant ces engins, sur un parc national de 200 000 à 300 000 scooters et cyclomoteurs. Un «chiffre énorme», alerte Boubka, soulignant l’urgence d’une régulation accrue face à cette implication croissante.

Campagne Ramadhan 2026

Pour contrer cette tragédie, la DNSR renforce la sensibilisation pendant le Ramadhan, avec une campagne dédiée à la prudence et au code de la route.

En partenariat avec le ministère des Affaires religieuses, les imams diffuseront des messages préventifs lors des prêches du vendredi, visant à lutter contre la fatigue, surtout sur longs trajets.

Bilan positif en 2025

Bonne nouvelle : durant le Ramadhan 2025, les accidents ont baissé de 1,41% et les décès de 8,98% par rapport à 2024, preuve que la mobilisation porte ses fruits. Reste à généraliser ces efforts pour transformer cette exception en règle nationale.

K. H.

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