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France-Algérie : Ségolène Royal, socialiste de combat, à la tête de l’AFA pour panser les plaies d’une relation malmenée

Ségolène Royal, élue présidente de l'Association France-Algérie (AFA), promet de raviver l'amitié bilatérale en pleine crise diplomatique. Socialiste engagée, elle dénonce la colonisation et contre les attaques anti-algériennes de la droite française.

Par Kahina Hammoudi 

Dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Paris, l’élection de Ségolène Royal à la présidence de l’Association France-Algérie (AFA) le 18 décembre dernier sonne comme un signal fort.

Succédant à Arnaud Montebourg, cette figure socialiste emblématique promet de renouer avec l’esprit des fondateurs – Edmond Michelet et Germaine Tillion – pour bâtir une amitié sincère entre les deux peuples.

« Dans la continuité de leur travail, je ferai pour le mieux pour l’amitié France-Algérie », a-t-elle lancé sur X, avec cette détermination qui la caractérise.

Fondée en 1963, un an après l’indépendance algérienne, sous l’égide de De Gaulle, l’AFA incarne une vision rare : transformer les cicatrices de la colonisation en ponts d’estime mutuelle.

Royal, dixième présidente après une lignée de résistants et de progressistes (Hessel, Chevènement, Montebourg), arrive à point nommé.

Sa nomination n’est pas anodine : elle contrebalance les vents mauvais soufflés par la droite dure et l’extrême droite françaises, qui depuis juillet 2024 empoisonnent les relations bilatérales.Socialiste dans l’âme, fille d’officier de la guerre d’Algérie, Royal porte un engagement idéologique profond. « On a une dette morale à l’égard de l’Algérie, parce que la colonisation est un ensauvagement », assénait-elle en janvier 2025, rappelant le courage des Algériens face à l’occupant. Contre les attaques récurrentes – de l’affaire des influenceurs aux coûts fantasmés de l’accord de 1968 –, elle a multiplié les ripostes. En août, elle fustigeait Macron pour sa « carte polémique » avec Alger, confiée à un Retailleau aux « postures destructrices ». En novembre, elle dénonçait la « malhonnêteté » d’un rapport parlementaire occultant les richesses que les Algériens rapportent à la France via leur labeur.Cette nomination revigore l’AFA comme fer de lance d’une coopération apaisée, loin des crispations diplomatiques. Royal, voix isolée mais tenace aux côtés de Dominique de Villepin, incarne le socialisme humaniste : pro-peuples, anti-stigmatisation, pro-développement partagé. Pour l’Algérie et la France, c’est une bouffée d’oxygène. L’association l’affirme : sous sa houlette, les relations amicales et coopératives entre Français et Algériens s’envoleront. À suivre de près.

K. H.

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