Rébellion du groupe Wagner: Fin de suspense…

Une journée cauchemardesque pour les Russes et Vladimir Poutine. Elle fera date. Jamais la Russie de Poutine n’aura été ainsi soumise à un tel niveau de menace.
Jamais non plus, la puissance de Poutine n’a été autant ébranlée laissant le doute prendre le dessus dans cette situation totalement imprévue.
Moscou n’a presque jamais été aussi proche du danger.
Le spectre de la guerre civile s’est amplifié dès l’annonce ce vendredi de la rébellion des troupes de Wagner sous le commandement de Evgueni Prigojine.
Ce dernier parle de renverser le pouvoir de Poutine et assure sa détermination à aller «jusqu’au bout».
C’est du sérieux! C’est une guerre dans la guerre puisque la Russie est déjà en confrontation armée contre l’Ukraine appuyée par l’Occident et désormais voilà que se profile cette terrible menace intérieure du groupe Wagner.
L’offensive des hommes de la milice de Prigojine arrive à prendre le contrôle de certains sites militaires de l’armée russe au sud du pays. Des points sensibles servant de base logistiques contre l’Ukraine sont tombés entre les mains de la milice .
Les événements se précipitent. Les combattants en rébellion ouverte décident de progresser vers… Moscou. Et entre temps , l’armée ukrainienne tente de tirer profit de la situation par des contre offensives plus fournies.
Poutine prend la parole. Et dans un message télévisé il qualifie l’attitude de ses alliés d’hier de coup de poignard dans le dos.
« c’est une trahison. Une rébellion contre le peuple russe. Notre réponse sera dure.» lance-t-il .
Néanmoins, le chef du Kremlin appelle les rebelles à faire preuve de « sagesse et à opter pour un retour vers la nation…»
l’Occident tente de suivre de loin les évènements. Des échanges téléphoniques entre le président américain et ses homologues européens sont rapportés par des médias.
Alors que les forces de Wagner sont annoncées à quelques 200 kms de Moscou, une surprise de taille fait l’effet d’une explosion qui va souffler toutes les prévisions.
Le chef du groupe Wagner ordonne le repli de ses troupes et annonce accepter l’accord de paix pour « éviter un bain de sang…» dit-il.
Les rebelles font demi tour et regagnent leurs camps.
Il a fallu la médiation du président Biélorusse , Loukachenko pour désamorcer la crise sans prècedent qui a secoué la puissante Russie face à ses propres « enfants» , les 25000 combattants de l’armée privée connue sous le nom de Wagner.
Les dessous de ces négociations qui ont mis fin au terrible suspense n’ont pas été révélés.
Néanmoins, cet épisode fera date…
R.P




