Déficit de la balance commerciale de l’Algérie le premier semestre 2025: Quel impact sur les réserves de change ?

Par Khaled Remouche 

Après trois années d’excédent de la balance commerciale de l’Algérie, le solde est cette fois ci négatif s’agissant tout au moins des six premiers mois de l’année 2025.

Précisément l’ONS vient d’indiquer que le déficit commercial de l’Algérie pour le premier semestre 2025 est de 711 ,5 milliards de dinars , soit environ 5 milliards de dollars américains.

Ce qui veut dire que nos exportations n’arrivent pas à couvrir nos importations. Si la tendance n’ est pas inversée le second semestre, nous allons assister à un déficit commercial de l’Algérie en 2025.

Ce qui pourrait impacter les réserves de change de l’Algérie l’année en cours. Il faut savoir que la balance commerciale est un poste important de la balance des paiements  du pays.

Quand nous dégageons des excédents importants de la balance commerciale, cela se répercute positivement sur nos réserves de change .

Mais il faut noter que l’indicateur le plus important pour savoir si les reserves de change vont suivre une tendance haussière et baissière , c’est bel et bien la balance des paiements .

Quand en 2024 , la balance des paiements a accusé un deficit de 500 millions de dollars ,nos réserves de change ont baissé d’1 milliard de dollars : 68 milliards de dollars à fin 2024 .

L’ ONS précise que la tendance est à la hausse des importations et des exportations en valeur par rapport à 2023.

Si cette même tendance se poursuit au cours du second semestre et que les autres postes de la balance des paiements n’arrivent pas compenser ce déficit, il est  clair que nous nous acheminons vers un nouveau déficit de la balance des paiements de 2025.

Ce qui peut avoir des répercussions négatives sur le niveau des réserves de change fin 2025. La tendance si elle n’est pas stoppée , nous risquons de mauvais scénarios.

Il s’agit donc en urgence de comprimer l’expansion de nos importations par une grande intégration de notre industrie et l’application d’une véritable politique de substitution aux importations ainsi qu’une plus grande performance de notre agriculture.

l’Algérie importe pour plus de 10 milliards de dollars de produits alimentaires. Ce qui est difficilement acceptable.

Il convient également de pointer du doigt le montant très modeste des investissements étrangers directs en Algérie : 1 milliards de dollars seulement en 2024.

Ce qui veut dire que le portefeuille de projets IDE de l’AAPI doit être suivi au plus haut niveau pour que les intentions d’investissement des opérateurs étrangers se transforment rapidement en projets concrets.

Un appel d’air frais entre autres aux finances de notre économie et à sa résilience face aux chocs extérieurs.

K.R

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