Régulation et économies de devises obligent: Vers la création d’un Office national du sucre

Régime spécifique pour cette filière...

Le sucre, à la fois produit fini et matière première essentielle obéira désormais à un régime de commerce et de production vigoureusement encadré par les pouvoirs publics.

De la production, à la consommation domestique jusqu’à l’exportation, le sucre dont l’importation par l’Algérie constituait un poste lourd en factures de devises, fait désormais l’objet d’une stratégie particulière.

Le président Tebboune qui ambitionne de maîtriser cette filière suivant la logique de la sécurité alimentaire et les économies de devises dresse le schéma qui privilégie de recourir aux investissements locaux et l’encouragement de la production en Algérie.

À ce titre, il a proposé la création d’un office national du sucre pour une meilleure visibilité sur les besoins réels et la mesure précise du niveau de consommation nationale. L’Office appelé à jouer le régulateur du marché, sur ce segment qui a tant coûté en devises, devra également servir de source de données fiables sur ce marché avec bien entendu l’objectif de prétendre à l’exportation du surplus de production.

Cette décision intervient rappelons le au lendemain de l’inauguration de la grande raffinerie publique du sucre, lancée par le groupe Madar via sa filiale Thafadhis.

Selon un communiqué du Conseil des ministres, le président de la République a ordonné « l’adoption de nouvelles mesures, avec la possibilité de créer un office national du sucre, permettant de réguler le marché en termes de quantité de production, de couvrir la demande nationale et de déterminer ce qui est destiné à l’exportation, en travaillant sur la base de statistiques précises, ce qui aura un impact positif sur la Banque centrale ».

Abdelkarim. A

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