Le Maroc rattrapé par sa misère politique: Tensions sociales, population en détresse…

De la misère politique à la misère sociale.

Au Maroc, sous le poids de la douleur, des voix s’élèvent pour dénoncer un état de non gestion et une politique économique qui engendre détresse et misère dans les rangs de la classe ouvrière.

Ces derniers jours, c’est le plus important syndicat du pays, l’UMT ( union marocaine des travailleurs) qui a lancé de puissants appels à la grève face à l’etendue de la précarité ambiante engendrée par la faillite du système politique en place.

Aggravation du chômage, hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, détérioration totale des systèmes de santé et faillite de l’éducation.

Le premier syndicat marocain tient pour responsable le gouvernement accusé de privilégier les classes aisées, les employeurs au détriment des travailleurs en proie à une précarité insoutenable.

Plus grave encore, les mesures impopulaires telles les coupes budgétaires majeures sur des chapitres clés liés au bien être populaire sont venues témoigner de l’arrogance des décideurs et surtout de la corruption des élites. La santé, l’éducation sont entre autres chapitres , des cibles choisies par le gouvernement marocain pour procéder à des réductions alarmantes de dotation budgétaires malvenues dans un pays où la vulnérabilité des populations gagne dangereusement de larges espaces.

Les signes d’un mécontentement général, voire d’une explosion sociale évidente sont mis en avant par le syndicat des travailleurs qui dénonce l’absence de toute volonté de dialogue ou de négociation de la part du gouvernement qui « persiste dans une attitude irresponsable et son insistance à porter atteinte au pouvoir d’achat de la classe ouvrière…».

En outre, la plus grande organisation syndicale du Maroc dénonce la manœuvre utilisée par le gouvernement pour l’adoption illégale du projet de loi organique sur le droit de grève.

La crise économique « entretenue » avec une administration qui affiche une panne inédite pour faire tourner la clé dans le sens rationnel s’illustre par les choix hasardeux du gouvernement qui a décidé de geler le dialogue social, opérant au forcing, par la répression de toutes les voix qui s’élèvent , en persistant à demeurer incapables de contenir l’inflation ou du moins à protéger le pouvoir d’achat.

Les partis politiques et les organisations liées au droit de l’homme sont d’ailleurs sollicitées par le syndicat marocain des travailleurs pour exprimer leur soutien dans la manifestation du grand mécontentement à l’égard de cette politique portant tous les signes de mépris et de marginalisation des populations et de la classe ouvrière notamment.

Le diktat des employeurs, avec la bénédiction des politiques, l’atteinte aux libertés syndicales et la marginalisation des jeunes chômeurs , constituent une réalité qui étouffe toute voix qui se risque à dénoncer.

Un tel niveau de faillite qui vient s’ajouter à la répression systématisée annonce des jours explosifs porteurs de revendications sociales sur fond de douleur, de faim et de détresse.

Karim. A

 

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