Recettes fiscales pétrolières : 2834 milliards de dinars à fin septembre 2025

Par Khaled Remouche 

Les recettes fiscales pétrolières sont en hausse par rapport aux prévisions de la loi de finances : 2834 milliards DA à fin septembre 2025, contre 2698 milliards programmé pour toute l’année 2026, soit un résultat meilleur que celui attendu l’an prochain, sur la base d’un prix du baril de 60 dollars, le prix de référence fixe par loi de finances 2026.

C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’énergie et des mines, Mohamed Arkab récemment à l’APN.

La moyenne du prix du baril algérien a atteint 71 dollars durant les neuf premiers mois de 2025 soit une baisse des prix du pétrole durant cette période de 15 pour cent, a ajouté Mohamed Arkab.

Le montant réalisé représente 82 pour cent de l’objectif des recettes fiscales pétrolières fixé en 2025.

Au demeurant, ces recettes qui représentent l’équivalent d’environ 20 milliards de dollars américains ne constituent qu’un tiers environ des recettes fiscales globales, les deux tiers sont assurées par la fiscalité ordinaire.

On n’est plus à un niveau de 50 ou 60 pour cent des recettes globales.
Elles sont en net recul par rapport aux recettes fiscales pétrolières de 2022.

Une année de hausse des prix du pétrole. Ce qui montre la dépendance du budget de l’Etat aux fluctuations des prix du pétrole.

Plus le Trésor recourt à des alternatives monétaires et/ou aux réserves du fonds de régulation .Plus s’exerce un effet d’éviction au détriment de l’investissement productif.

Quant aux recettes fiscales ordinaires , leur hausse est freinée par l’insuffisante appréhension de l’assiette fiscale et l’insuffisante collecte des ressources fiscales par l’administration fiscale .

L’autre partie de l’équation est la tendance à la hausse de la demande domestique en produits pétroliers qui freine les exportations d’hydrocarbures.

La consommation de produits pétroliers a atteint 15 millions de tonnes durant le neuf premiers mois 2025 a indiqué le premier responsable du secteur. Il a ajouté  que le marché enregistre une hausse de la consommation du GPL carburant, de l’essence diesel et de l’essence sans plomb.

Le ministre s’est montré optimiste, il a affirmé que la croissance du secteur des hydrocarbures en 2026 sera positive : + 2 pour cent.

K.R

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