Violence faite aux femmes et aux filles: Les médias au coeur de la sensibilisation

L’événement revêt une importance particulière. Ce phénomène peut en effet toucher, nos mères, nos filles, nos soeurs et tout un monde féminin qui nous est tant cher.
La récente journée de formation dédiée aux professionnels du secteur des médias à l’effet de leur montrer le rôle qu’ils ont à jouer dans la lutte contre ce fléau, aura un mérite sur lequel il était naturel de s’attarder.
Pour une meilleure compréhension par les médias des mécanismes institutionnels de lutte contre les violences et le renforcement des liens entre ces médias et les acteurs officiels, une journée de formation a été organisée Dimanche dernier par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA).
Sous l’égide du ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger en étroite collaboration avec le ministère de la communication, l’événement a réuni plusieurs journalistes des différentes médias ( publics , privés et sites électroniques) .
Un sujet classé très sensible qui touche parfois l’honneur des familles d’un côté et de l’autre met en danger la victime.
D’ailleurs plusieurs intervenants représentant différentes institutions (DGSN, Gendarmerie nationale ,Justice, et santé) ont présenté une série d’approches institutionnelles, tout en sensibilisant les professionnels des médias au traitement de cette thématique majeure.
Amar Redha Talmat directeur de la communication institutionnelle au ministère de la communication souligne que « nos médias se doivent d’être cet espace infini où les victimes partagent leurs histoires singulières. Ce ne peut être vu tel un fait divers mais plutôt lui accorder une importance comme un levier de sensibilisation où chaque témoignage est une prise de conscience collective, un écho qui casse le silence ».
Mme Hamadouche Sanaa, coordinatrice des projets ( UNFPA- UNODC) s’est penchée sur le projet « Appui à la réponse algérienne en matière de violences faites aux femmes et aux filles».
Pour sa part, Mme Aissou, représentante du ministère de la justice a abordé le volet juridique et l’arsenal de lois qui protègent les femmes victimes.
Les intervenants notamment, Mme Khouas Yasmine de la DGSN et Meniai Mohammed Taha ont insisté sur l’aspect ayant trait à la nécessité de se déployer pour apporter les secours aux victimes.
Les chiffres de ces victimes et des cas traités démontrent l’etendue du drame et la gravité du phénomène qui ne peut demeurer sous silence.
Mme Nadia Djeraoun du ministère de la santé, considère que ces violences ont un effet néfaste sur la santé mentale, physique et sentimentale de la victime.
Abdellah Debbache




