Washington bafoue encore les droits humains : vote contre l’interdiction universelle de la torture à l’ONU
Un vote écoeurant et isolant
Par Kahina Hammoudi
Lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, les États-Unis ont choqué la communauté internationale en s’opposant à une résolution unanimement adoptée depuis des décennies : l’interdiction totale et absolue de la torture.
Un principe moral pourtant minimal, aujourd’hui foulé aux pieds par Washington, rejoint dans ce front honteux seulement par l’entité israélienne et l’Argentine de Javier Milei, tandis que 169 pays ont affirmé leur attachement à la dignité humaine en approuvant massivement le texte. Ce vote marque une double trahison : celle des droits humains et celle des engagements internationaux.
Le cynisme justifiant l’injustifiable
La représentante américaine à la Troisième Commission de l’ONU a cyniquement qualifié la résolution de « verbeuse et inefficace », suggérant que défendre la dignité humaine devrait s’adapter aux seules contraintes bureaucratiques. Plus grave encore, Washington ose prétendre que l’interdiction de la torture serait « incompatible » avec le mandat même de l’ONU, un aveu clair que l’administration américaine revendique un droit clandestin à la torture, mettant ainsi en danger l’ordre international et la justice universelle.
Guantánamo, symbole vivant de l’impunité
L’intervention de Cuba a mis en lumière l’hypocrisie de Washington en rappelant que depuis vingt ans, la base de Guantánamo reste un goulag colonial où la torture est pratiquée impunément sur des détenus maintenus sans aucun procès ni recours. Ce camp est la preuve manifeste que les États-Unis se placent au-dessus des règles qu’ils exigent des autres, incarnant un régime d’arbitraire et de brutalité systématiques.
L’entité sioniste complice de la barbarie
Le vote contraire israélien confirme une politique institutionnalisée de torture et de maltraitance envers les prisonniers palestiniens, notamment par des détentions administratives sans procès, violences sur mineurs sans avocat, et centres de détention secrets. Leur position reflète une stratégie d’oppression quotidienne, officiellement légitimée par ce vote négatif.
L’Argentine et la rupture éthique
L’Argentine de Javier Milei s’aligne cyniquement sur ce triptyque de régimes qui considèrent la torture non comme un crime mais comme un outil politique. Ce revirement brutal souligne un effondrement éthique face aux droits humains, alors que le reste du monde refuse fermement de laisser passer cette dérive dangereuse. Le clivage est désormais clair entre un petit bloc autoritaire et la majorité des États qui refusent que la dignité humaine soit piétinée par la force brute.
Ce vote de Washington n’est pas un simple accident de parcours mais l’affirmation d’une nouvelle doctrine de droit de la torture, révélant un basculement inquiétant sur la scène internationale face auquel la riposte mondiale reste essentielle et urgente.
K. H.





