Iran accuse les États-Unis d’avoir piloté les frappes de l’entité sioniste : une bombe diplomatique à l’ONU
Dans une lettre officielle, l’Iran accuse les États-Unis d’avoir orchestré les frappes de l’entité sioniste en juin contre son territoire, sur la base d’un aveu public de Donald Trump. Téhéran demande au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre ses responsabilités et menace de poursuites internationales.
Par Kahina Hammoudi
L’Iran monte au créneau face aux Nations unies
L’Iran monte au créneau et interpelle vigoureusement les Nations unies, après les révélations explosives de Donald Trump. Dans une lettre officielle adressée cette fois directement au Conseil de sécurité, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne tourne pas autour du pot : Washington est le cerveau derrière l’agression militaire menée en juin par l’entité sioniste sur le sol iranien. Des frappes meurtrières qui ont fait plus de 1 100 morts, visant délibérément des infrastructures civiles, des installations énergétiques cruciales et même des sites nucléaires pacifiques placés sous la stricte supervision de l’AIEA.
La preuve livrée par Donald Trump lui-même
Mais l’Iran ne sort pas ses preuves des profondeurs obscures de ses services secrets, ni d’archives désuètes au goût douteux. Non, c’est Donald Trump lui-même qui les livre sur un plateau : le 6 novembre, l’ancien président yankee déclare sans détour : «Israël a attaqué l’Iran en premier… et j’en étais pleinement responsable ». Voilà pour Téhéran un aveu cinglant, un document juridique irréfutable.
Une chaîne de commandement mise en lumière
Cet aveu jette une lumière crue sur la chaîne de commandement — selon le droit international, il fait de Washington le coauteur des frappes menées par l’entité sioniste entre le 13 et le 24 juin. Araghchi rappelle à tous que l’Iran avait déjà sonné l’alarme trois fois auprès du Conseil de sécurité, en envoyant des lettres les 13, 22 et 28 juin, dénonçant ces «actes d’agression flagrants». Rien n’y a fait. Ni avertissements, ni sanctions. Ni pour Washington, ni pour l’entité sioniste.
Demande claire de responsabilité aux États-Unis
La lettre iranienne exige que la responsabilité des pertes humaines, matérielles et morales soit clairement attribuée aux États-Unis. Elle va encore plus loin : Trump et ses complices américains pourraient être poursuivis pour crime d’agression et crimes de guerre, notamment pour le ciblage massif de civils, d’hôpitaux, de médias et de cadres militaires. La responsabilité s’étend également aux dirigeants de l’entité sioniste, accusés d’avoir orchestré ou exécuté ces attaques barbares.
L’Iran se réserve le droit de poursuites internationales
L’Iran brandit le droit comme une arme et se réserve « le droit plein et incontestable » d’engager tous les recours juridiques internationaux possibles. Des procédures pourraient être engagées à la Cour internationale de Justice, ou devant toute juridiction compétente en matière de crimes internationaux.
Un appel à l’ONU paralysée par le veto américain
Dans sa missive, Abbas Araghchi appelle le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité, paralysés par le veto américain, à sortir de leur impuissance. Il exige qu’une reddition de comptes soit enfin imposée, et que le droit international, souvent brandi à géométrie variable par les puissances occidentales, soit appliqué avec rigueur et justice. La lettre demande aussi à ce que ce document devienne public, afin que personne ne puisse faire semblant d’ignorer cette vérité accablante.
Une réalité douloureuse que peu osent nommer
Cet épisode rappelle une évidence que trop d’États refusent encore de voir en face : ces frappes de juin n’étaient pas une simple opération de l’entité sioniste, elles étaient pilotées depuis Washington — une vérité aujourd’hui revendiquée par celui qui fut président des États-Unis. Téhéran alerte contre le risque que cet aveu ne tombe dans les oubliettes diplomatiques et exige qu’il devienne une pièce maîtresse à charge. Ce sera aussi un test politique pour un monde qui se prétend fondé sur le respect des lois internationales.
K. H.





