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Téhéran répond à Washington: «Pas de victoire par l’agression, pas de soumission sous la menace»

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, affirme qu’aucune attaque ne fera plier l’Iran, tandis que le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, réplique à JD Vance, qui attribuait la défaite des républicains aux élections de mi-mandat à la défection d’électeurs de Trump.

Par Rihane Naïli

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que toute attaque contre l’Iran ne donnerait pas la victoire aux États-Unis, ajoutant que son pays ne peut être intimidé par les menaces ni soumis par l’agression. Il répondait à des positions américaines sur l’évolution des relations entre les deux pays, selon l’agence Fars.

Dans un message publié sur la plateforme X et adressé à l’administration américaine, M. Baghaï a écrit que l’arrogance et la condescendance sont les prémices de la chute. Il a estimé que c’est la cupidité de Washington qui l’a poussée à se mettre au service de ce qu’il qualifie de régime fourbe et à lancer une agression illégale et criminelle contre l’Iran.

« Les calculs américains ont échoué »

Le porte-parole iranien a ajouté que les calculs de Washington ont échoué, que les hypothèses sur lesquelles reposait sa stratégie se sont effondrées et que ses erreurs stratégiques se sont succédé. Il l’attribue à une méconnaissance de la réalité de l’Iran et à une sous-estimation de la résilience, de la volonté et de la fierté nationale du peuple iranien.

M. Baghaï a indiqué que le peuple américain a adressé un message clair à son administration, avertissant que la poursuite du déni de réalité et des leçons de l’histoire, ainsi que l’entêtement dans la voie actuelle, entraîneraient des conséquences allant au-delà de ce que les États-Unis ont connu jusqu’ici.

Pour le responsable iranien, l’attaque contre son pays ne mène pas à la victoire, mais à la défaite : l’Iran n’est pas un pays que l’on peut soumettre par la menace ou l’agression. Il a relevé que ses déclarations coïncident avec le 13 Aban, correspondant au 4 novembre, date à laquelle l’Iran commémore la prise de l’ambassade américaine à Téhéran.

Ghalibaf répond à JD Vance

Dans le même contexte, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi à une publication du vice-président américain, JD Vance. Il en a critiqué les contradictions sur la guerre et interpellé l’administration américaine sur sa disposition à entrer dans une nouvelle phase de confrontation.

Sur X, M. Ghalibaf a écrit que les États-Unis éprouvent le sentiment du joueur qui continue de perdre sans parvenir à quitter la table de jeu, ajoutant que Washington se tient au bord du premier précipice de l’entité sioniste, alors que le président américain se prépare à la prochaine phase de la guerre.

Il s’est demandé pourquoi M. Vance n’informait pas le président américain de ces données, appelant à dépasser les discours théoriques pour se concentrer sur les conséquences de la voie actuelle.

La réponse de M. Ghalibaf fait suite à un long message du vice-président américain, qui y analysait les causes de la défaite des républicains aux élections de mi-mandat. Selon M. Vance, le problème ne tenait pas à une faible participation, les sympathisants du parti s’étant mobilisés, mais au fait qu’une part importante des électeurs ayant voté pour Donald Trump et pour lui-même en 2024 s’est reportée sur les démocrates.

Il s’appuyait sur un sondage réalisé par un analyste électoral de premier plan auprès d’électeurs ayant déjà voté Trump et se disant mécontents, sur les facteurs susceptibles de les ramener vers les républicains. Les réponses les plus fréquentes : mettre fin à la guerre, se concentrer sur la cherté de la vie et l’inflation, donner la priorité aux intérêts américains et modifier la nature de la relation entre les États-Unis et l’entité sioniste.

R. N. 

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