Sucre et huile alimentaire : Des milliards de dinars pour contenir la flambée

Un budget de 35 milliards de dinars a été alloué par l’Etat à la stabilisation des prix du sucre blanc et de l’huile alimentaire raffinée, en vertu d’un décret présidentiel paru au Journal officiel (Numéro 27).

Signé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, le 12 avril dernier, ce décret n 22-156 « porte sur le transfert de crédits au budget de fonctionnement du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations», rapporte ce vendredi, la Radio nationale.
Selon le décret, «il est ouvert sur 2022, un crédit de trente-cinq milliards de dinars (35.000.000.000 DA), applicable au budget de fonctionnement du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations et au chapitre n 46-03 : Contribution de l’Etat à la stabilisation des prix du sucre blanc et de l’huile alimentaire ordinaire raffinée».

Les ministères des Finances et du Commerce et de la promotion des exportations sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de ce décret.

Pour rappel, des perturbations dans l’approvisionnement en huile de table, avaient été constatées sur le marché national durant ces derniers mois.

Les raisons «réelles» de ces perturbations sont dûes au «refus» de ces commerçants d’appliquer les directives des services du ministère du Commerce instaurant «l’obligation» de facturation sur toutes les transactions réalisées par tous les acteurs du marché, «à tous les niveaux» avait indiqué à l’APS, le président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FNA), Khaled Belbel.

Une thèse que défend le directeur de l’organisation des marchés, des activités commerciales et des professions réglementées au ministère du Commerce et de la Promotion des exportations, Ahmed Mokrani.

Pour lui, ce phénomène est dû à la réticence de certains détaillants à acquérir ce produit auprès des centres de distribution relevant des unités de production ou des distributeurs agréés après la décision prise concernant l’utilisation de la facturation, ainsi que le recours d’autres commerçants à l’opération de stockage, outre le phénomène de la contrebande qui a touché ce produit au niveau des pays voisins, où la bouteille de 5 litres est cédée à 1400 DA.

A en croire les responsables du ministère du Commerce, plusieurs mesures ont été prises pour assurer la distribution régulière de ce produit.
Cependant, sur le terrain, ce ne fut rien. Dans bon nombre de commerces, l’huile de table se fait toujours rare.

Y.O

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