Samarkand, Omar Khayam, virée dans l’histoire et la beauté…

La ville des coupoles bleues : Samarkand .

Notre voyage gourmand cette semaine est vraiment différent , notre gourmandise est loin d’être tre sucrée ou salée ; et notre ville est loin d’être ordinaire …

Notre voyage est culturel et  permet de découvrir quelques-uns des plus beaux sites d’Asie centrale, le long des anciennes routes caravanières reliant l’Europe à l’Inde et à la Chine, on va vous ouvrir les portes d’un Orient éternel au fil d’un patrimoine d’exception témoignant de plus de vingt siècles de conquêtes.

 

Une véritable invitation à remonter le temps, à savourer l’esprit libre et à déguster un ouvrage qui a tant fait plaisir à nos âmes.

Samarkand la mythique est la plus fameuse ville de l’Ouzbékistan moderne.

C’est l’une des plus anciennes villes du monde avec 2 750 ans d’histoire, aussi ancienne que Rome, Athènes ou Babylone.

En Orient, depuis des temps immémoriaux on l’appelle l’ « Etoile de la Terre », la « Perle » ou le « Visage du monde ».

Samarkand porte un de ces noms qui font rêver, évoquant une cité lointaine, belle et mystérieuse, de coupoles éclatantes.

La beauté de Samarkand lui vient des ressources de son eau et de son climat, elle lui vient aussi de l’apport de toutes les routes qui s’y rencontrent.

Les grandes directions faisaient de Samarkand un des centres possibles pour la Route de la Soie.

Tout au long de son histoire, la ville a connu grandeur et décadence.

Malgré les invasions dévastatrices, Samarkand s’est toujours relevée pour renaître plus belle encore.

Toute visite de Samarkand passe inévitablement par « la place de Reghistan », où convergeaient les 6 routes principales de la ville. Elle est entourée de trois médersa : « Ouloug Beg » la plus ancienne, « Chir Dor » la médersa aux Lions, et « Tillia Kari ».

Encore L’observatoire d’Ouloug Beg, et son musée, est une autre attraction phare de la ville. Cet édifice circulaire de 48 m de diamètre, dont les axes médians correspondaient aux quatre points cardinaux, était un gigantesque instrument d’astronomie, unique au monde au XVe siècle.

 

Sur l’axe Nord-Sud, un énorme sextant permettait d’observer le soleil et la lune.

On ne va pas quitter la ville sans se rendre au mausolée Gour Emir, tombeau de l’émir Tamerlan.

Commencé en 1404, un an avant sa mort, c’est sûrement le monument le plus remarquable de la ville.

 

Pour poursuivre la découverte, on peut se rendre à la nécropole timouride de Chakhi Zinda, située à Afrasyab, à la limite de la Samarkand médiévale.

 

Ce vaste ensemble architectural composé de onze mausolées s’est constitué dès le XIe siècle, et à partir de 1370, on y ajouta des tombeaux destinés à la famille de Tamerlan et à ses généraux.

Dans chaque ruelle ou place à Samarkand ;on y croise le souvenir d’un homme dont le nom est lié à cette ville ; Omar Khayyam, un écrivain et savant, mathématicien, astronome et philosophe persan (1048-1131) auteur de l’une des œuvres poétiques les plus célèbres au monde, « les Rubaïyat » qui a subi plusieurs traductions infidèles donnant à ce poète l’image d’un ivrogne sage.

Omar Ali Shah, maître soufi installé en Angleterre, qui nous a quittés en 2005, avait livré une traduction nouvelle, Cette traduction, la première qui rende pleinement justice à l’œuvre, nous fait découvrir un homme d’une grande élévation spirituelle, loin à la fois du libre penseur ; le vin et l’ivresse prennent ici réellement leur signification mystique.

Le message de Khayyam ressort dans toute sa clarté.

Passer un séjour à Samarkand c’est mettre en lumière le génie des cultures, mettre en évidence le parfum des milles et une nuit …

Nadi.K

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