Révision de la constitution: Une communication totalement défaillante

Dans cette communication censée accompagner et séduire  l’opinion et les algériens quant à l’opportunité  » historique » de souscrire au projet de révision de la constitution , les pouvoirs publics ont visiblement manqué d’efficacité.

Au delà de quelques incohérences relevées tant bien dans le fond que dans la forme , le projet en question et qui devrait consacrer la naissance de la « nouvelle algérie »selon ses promoteurs , la démarche engagée pour susciter un potentiel interêt autour du texte affiche quelques défaillances au chapitre de la communication.

Rendre crédible la necessité de changer le mode de gouvernance, provoquer l’adhésion de larges couches de la société et convaincre de l’utilité , voire de l’impratif de revoir la constitution en vue de l’adapter aux exigences du hirak et des défis qui attendent le pays, sont les maitres mots manquants dans cette philopsohie .

A ce titre, on notera l’absence de relais crédibles et efficaces devant accomplir cette tâche pour le compte d’un président de la république qui tient tant à ce projet et dont il veut faire un gage de bonne gouvernance pour l’avenir.

 

Des voix se sont elevées au sein de l’opposition et des acteurs de la société civile pour dénoncer le manque de concertation et la rétention de l’information autour du projet qui devait etre pourtant soumis à large débat.

Erreur flagrante de gestion dans ce segment clé de marketing politique.

Outre le premier ministre qui a tenté tant bien que mal de vanter les points positifs de la constitution en projet, il le fera d’ailleurs en des termes assez classiques qui ne traduisent guère la détermination de Tebboune, il y a lieu en revanche de souligner la prestation du ministre de la justice ,garde des sceaux Belkacem Zeghmzti  , qui a fait montre quand même d’efficacité devant les sénateurs.

Fin orateur, le don dont il jouit pour capter l’attention lui aura permis , avec des mots simples de décortiquer la constiution en réponse aux observations des membres du conseil de la nation.

Les pouvoirs publics ont fait l’erreur d’afficher une communication plutôt timide autour d’un enjeu de telle taille.

Il y a défaillance quelque part. Et elle n’est pas dans le texte lui même…

K.A

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