Rémunération à vie de certaines personnalités: Que cherche à montrer le sénateur FLN Benzaim?

La Polémique sur les « salaires à vie » d’anciens membres du Conseil national de transition CNT, prend d’autres proportions…Désormais c’est la guerre des fiches de paie.

A l’origine de ce scandale, Abdelouahab Benzaim, sénateur FLN qui siège à l’actuel Conseil de la Nation. Il y a quelques jours, il a révélé comment les 192 membres de l’ex-CNT (1994 à 1997) avaient voté une loi pour s’assurer un salaire à vie. Selon Benzaim, la loi votée par ces ex-parlementaires leur permettait de bénéficier d’une retraite estimée aujourd’hui à 300.000 dinars mensuellement, et leurs revenus sont automatiquement rajoutés sur les salaires des députés en exercice en bénéficiant des augmentations périodiques.

Parmi les membres de l’ex CNT on peut citer notamment Abdelkader Bengrina, le président actuel d’El Adala, Abdelmadjid Menasra, Zoubida Assoul, Djamel Oud Abbes, Saida Benhabyllés, présidente du Croissant rouge algérien, Abdelkader Merbah.

Les personnes touchées par ces déclarations n’on pas tardé à réagir aux propos du sénateur, en réplique, Abdelkader Bengrina, président du parti El Bina, a affirmé qu’il touchait à l’époque où il siégeait dans cette instance 55 000 dinars (environ 344 euros) et que les salaires des députés n’avaient été revus à la hausse que lors de la mandature législative de 2007-2012. Bengrina a démenti le fait de toucher les 400 000 dinars à vie du CNT, mais il a indiqué qu’il touchait une « retraite » d’ex-membre du CNT.

Pour sa part, la présidente du parti de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), Zoubida Assoul, elle aussi ex-membre du CNT, a réagi aux propos du sénateur Benzaïm, en déclarant qu’elle déposerait plainte contre lui. « J’ai vraiment été triste [en entendant] ses déclarations. C’est un comportement désolant qui met l’image de l’Algérie au bas de l’échelle. Voilà ce que le FLN a produit ! », a-t-elle déclaré dans les médias.

Outre Abdelkader Bengrina et Zoubida Assoul, ancienne magistrate et présidente d’UPC (Union pour le changement), le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali,a aussi laissé exploser sa colère contre  les  déclarations du sénateur du FLN, Abdelouahab Benzaïm.

Soufiane Djilali, a tenu à préciser qu’en  réponse à ces graves accusations, il y a lieu de s’interroger sur les véritables desseins que cherche leur auteur . Il laisse entendre que Benzaim qui appartient au FLN veut apparemment jouer au trouble fête , lui dont le parti n’a pas été invité aux rencontres avec le président de la république.

« Le vrai problème, au-delà de ces mensonges sur ces fameux 400 000 dinars ‘’à vie’’, c’est qu’on est en train de faire du révisionnisme par rapport à cette séquence historique du CNT », regrette un ex-membre du CNT sous couvert de l’anonymat.

« Ceux qui se sont mobilisés contre le danger terroriste en risquant leur vie à l’époque sont aujourd’hui traités de profiteurs. C’est révoltant ».

Il est vrai que beaucoup s’interrogent sur le timing et lrs motivations de cette sortie d’autant qu’elle n’a pas manqué d’alimenter le débat sur les avantages et privilèges insolents dont profiteraient beaucoup de figures politiques du pays, inscrites dans les rangs d’une certaine opposition.

Nadi. K

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