Rapport ONU 2025 : L’armée marocaine accusée d’utiliser des armes interdites au Sahara Occidental

Par Kahina Hammoudi
L’armée marocaine, dans un mépris effronté des conventions internationales, use d’armes interdites, jette sur les terres du Sahara Occidental une violence inouïe.
Parmi elles, les armes thermobariques, armes de destruction massive, pulvérisent tout sur leur passage, embrasant villages, champs et corps sans défense.
Ce recours à ces instruments de mort, proscrits par les traités, n’est rien d’autre qu’un crime d’État, une guerre chimérique qui broie vies civiles sahraouies et orpailleurs mauritaniens.
Un silence complice autour de ces crimes renforce l’impunité d’un régime qui écrase tout espoir de justice et de paix.
Le rapport accablant du Secrétaire général de l’ONU, dévoilé le 30 septembre 2025, est un glas sombre qui résonne depuis les terres sahraouies. Dix-huit pages qui exposent, sans fard ni concession, l’ignoble politique marocaine fondée sur l’impunité et la perpétuation d’un fait accompli illégal.
Cinquante ans de lutte tragique du peuple sahraoui pour son droit élémentaire d’autodétermination réduits à un simulacre, tandis que la MINURSO trône en mission dévoyée, reconduite dans l’inaction et la compromission.
Le rapport (https://documents.un.org/doc/undoc/gen/n25/208/89/pdf/n2520889.pdf) souligne, avec gravité, la répression implacable et les crimes de guerre perpétrés, dont l’usage avéré d’armes thermobariques interdites qui pulvérisent vies civiles sahraouies et mauritaniennes, au-delà du mur de sable.
Le Maroc rejette le droit international comme on balaie un inconvenient, imposant un plan d’autonomie illégitime et muselant la MINURSO sous des artifices comme l’usage de plaques marocaines, ternissant son impartialité.
Les camps de réfugiés, véritables oubliés de la communauté internationale, agonisent sous la malnutrition et l’insécurité alimentaire, battus par l’ombre d’une ONU silencieuse face à une injustice criante.
Le silence retentissant autour des droits humains – avec le Haut-Commissariat interdit depuis 2015 – révèle un système carcéral dans les territoires occupés, où militants sahraouis subissent harcèlement, détentions arbitraires et tortures.
Les prisonniers politiques, dont les héros de Gdeim Izik, endurent un calvaire moral et physique, arrachés à leurs proches dans une plongée dans l’oubli et la répression.
Le rapport met en lumière l’échec cuisant de l’ONU, qui détourne le regard et maintient une mission sans mandat clair, tandis que le Maroc continue d’enchaîner ses violences.
Il est temps. Temps que l’ONU rompe avec ce cycle infernal, exige l’organisation immédiate d’un référendum conforme au droit international et élargisse enfin le mandat de la MINURSO pour y inclure la défense des droits humains.
Car au cœur de cet oubli, c’est le droit même d’un peuple à choisir sa destinée qui vacille. L’histoire du Sahara occidental ne saurait être écrite dans le sang et l’oppression.
L’heure de la justice et de la vérité a sonné.
K. H.




