Procés Khalifa: Perpétuité requise contre le principal accusé

La réponse favorable de la cour suprême au pourvoi en cassation du dernier verdict prononcé en 2015 dans le procès « Khalifa Bank » n’a pas livré ses promesses attendues.

Le Procureur général du tribunal criminel près la Cour de justice de Blida, Zoheir Talbi, a requis ce Mercredi, la perpétuité à l’encontre de l’accusé principal dans l’affaire Khalifa Bank, Abdelmoumène Khalifa, ancien PDG du Groupe Khalifa.

Il a également requis la confiscation de l’ensemble de ses biens, saisis dans le cadre de cette affaire.

Le principal mis en cause Abdelmoumène khalifa (54 Ans) a été condamné par le tribunal criminel près de la cour de Blida à 18 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA avec confiscation de l’ensemble de ses biens .

Lors d’un premier procès en 2007, M. Khalifa avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité par le tribunal criminel de Blida.

L’ex-homme d’affaires Rafik Khalifa et ses coaccusés sont poursuivis pour « constitution d’association de malfaiteurs », « falsification de documents officiels et usage de faux », « vol en réunion, escroquerie, abus de confiance et corruption », « falsification de documents bancaires », et « banqueroute frauduleuse ».

Pour rappel le procès a débuté le Dimanche 08 Novembre.

Pendant ces trois jour un défilé de Cent quatre accusés, onze absents, près d’une centaine de personnes morales et physiques partie civile, presque autant de témoins, dont deux ministres de l’actuel gouvernement, et des personnalités politiques, sportives ou syndicales, au moins 150 avocats et un nombre indéfini de journalistes de la presse nationale et internationale.

Lors de son audition, le patron du groupe Khalifa a accusé le pouvoir de l’époque d’avoir « orchestré » la chute de son empire, avant de se demander « où sont passés les 90 milliards » laissés dans les comptes de la banque au moment de son arrestation, estimant que cette somme est « largement suffisante » pour faire tourner la banque?

Du coup il a mis la responsabilité de son incarcération au président déchu, Abdelaziz Bouteflika, et à l’ancien ministre des Finances, Mohamed Djellab, tout en réclamant l’ouverture d’une enquête sur cet argent disparu.

Nadi.k

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer