Passeport marocain, mission suspecte…

Rappels utiles: Vers la fin du mois d’août 1994, alors que l’Algérie luttait contre un terrorisme ravageur, le Maroc «frère » est secoué par un attentat en plein coeur de la ville touristique de Marrakech.
L’explosion vise l’hôtel de luxe Atlas-Asmi et fait deux victimes, des touristes espagnoles, blessant également une ressortissante française.
Le makhzen s’empresse alors d’accuser l’Algérie d’être derrière cet acte et décide d’instaurer immédiatement le visa pour tous les algériens.
Pourtant quelques mois après, l’identité du principal terroriste ayant commis l’acte criminel est vite révélée par les services français. Il s’agit d’un individu marocain répondant au nom de Abdelilah Ziyad surnommé Rachid.
Ce dernier arrêté en France, passe aux aveux devant la justice française. Paris le remet à Rabat vers le mois de décembre de la même année.
Voilà la preuve irréfutable du mensonge marocain. Pour autant, jamais le makhzen n’a pensé à présenter les excuses à l’Algérie qui avait riposté à l’instauration des visas par la fermeture de ses frontières . Depuis, elles sont restées en l’état.
Aujourd’hui certains s’offusquent qu’à la faveur d’une réunion restreinte du haut conseil de sécurité, l’Algérie a pris la décision d’instaurer le visa pour « tout étranger détenteur d’un passeport marocain».
Message clair pour ceux qui veulent avoir l’honnêteté de le lire. l’Algérie tient à préciser, en toute souveraineté, que la mesure ne vise en aucun cas à écraser les liens de fraternité et familiaux qui existent entre les deux peuples.
La donne sécuritaire est plus forte que toute autre considération.
Le Maroc n’étant plus ce « voisin » d’hier , depuis sa « fameuse » alliance, la vigilance en Algérie recommande toutes mesures à même d’assurer la sécurité territoriale et l’ordre public face aux multiples manœuvres avérées.
Derrière tout passeport marocain, il existe désormais un potentiel agent aux objectifs bien connus. Et au service de puissances hostiles.
Ceux qui se lèvent aujourd’hui pour discuter ou dénoncer la mesure se doivent d’abord de remonter le temps et de refaire le fil des évènements pour établir le triste bilan des tentatives de déstabilisation qui ont visé l’Algérie…avant , pendant et après notre glorieuse révolution.
Pour rappel enfin, l’Algérie attend toujours les excuses du makhzen pour sa dérive de 1994…
K.A




