Gaza : La Destruction Totale de l’Agriculture Palestinienne, Entre Génocide Économique et Blocus Meurtrier

Par Kahina Hammoudi
L’UNRWA tire la sonnette d’alarme : presque toutes les terres agricoles de Gaza ont été réduites en cendres ou rendues inaccessibles, victimes directes de la guerre féroce menée par l’armée de l’entité sioniste.
Ce n’est pas une simple crise, mais bien une catastrophe humanitaire totale, irréversible sans une aide massive et durable.
Avant que ce génocide silencieux ne déferle, plus de 200 000 Gazaouis vivaient grâce à l’agriculture — maraîchage, élevage, vergers, production d’olives — fondements de leur autonomie et dignité.
Aujourd’hui, ces terres sont criblées de cratères, contaminées par des obus et des métaux lourds, interdites d’accès ou usurpées par l’occupant.
Ces familles, jadis nourries par leur travail, sont désormais privées de tout revenu. Elles n’ont même plus les moyens d’acheter leur pain.
Selon l’UNRWA, plus de 95% des exploitations dans le nord et le centre de Gaza sont hors service.
La dépendance totale à l’aide internationale ne peut masquer la brutalité d’une destruction planifiée : serres rasées, puits comblés, vergers incendiés, systèmes d’irrigation anéantis. Amnesty International parle de politique de “terre brûlée” et appelle à une enquête pour crimes de guerre, dénonçant clairement la violation des Conventions de Genève.
La famine est aujourd’hui déclarée officiellement par l’ONU dans plusieurs zones de la bande de Gaza. 15% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë — plus de 55 000 petits Palestiniens voués à grandir dans la faim et la souffrance.
Le Blocus et la Punition Collective : Un Crime Tenu Secret
Les ONG sur le terrain alertent sur l’effondrement total des circuits de distribution alimentaire. Sans électricité, carburant, ni routes praticables, les convois d’aide se heurtent aux barrage infinis de l’armée d’occupation, qui maintient son verrouillage total.
Pour ces ONG, cette politique d’asphyxie économique et alimentaire est un outil de punition collective, un crime selon le droit international humanitaire.
Le silence complice des puissances occidentales alimente la colère grandissante dans le monde arabe et dans les rangs des défenseurs des droits humains.
La survie même du secteur agricole à Gaza dépend de deux impératifs politiques : la levée immédiate du blocus total imposé depuis 2007 et la sécurisation des terres agricoles face aux incursions et bombardements incessants.
Sans ces mesures, les Palestiniens resteront enfermés dans le cycle infernal de la dépendance humanitaire et de la destruction répétée.
Briser ce cercle vicieux est urgent. C’est un appel à la conscience mondiale, un défi moral que nul ne peut se permettre d’ignorer.
K. H.




