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L’unité sahraouie, un rempart que le Makhzen ne peut briser

Par Kahina Hammoudi 

Au Palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, le 51e anniversaire de l’Unité nationale sahraouie n’était pas une simple commémoration du passé. C’était un message politique clair : le peuple sahraoui reste uni, refuse l’effacement de sa mémoire et ne renoncera pas à son droit à l’autodétermination.

Lors d’un rassemblement organisé sous le slogan « Le droit à l’autodétermination, un droit légitime du peuple sahraoui et une responsabilité contraignante pour les Nations unies », l’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Khatri Adouh Khatri, a affirmé que l’unité nationale demeure le rempart politique et populaire face aux tentatives marocaines de diviser et de fragiliser le front sahraoui.

Une question de décolonisation

Le diplomate sahraoui a souligné que le contexte international vient de renouveler la reconnaissance du cadre juridique de la question du Sahara occidental, après que la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies a réaffirmé qu’il s’agit d’une question de décolonisation.

Selon lui, cette qualification renforce la légitimité de la lutte du peuple sahraoui pour exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.

Il a également estimé que la poursuite de l’occupation marocaine et le recours au fait accompli ne changent rien à la nature juridique de la question sahraouie, ni ne confèrent une quelconque légitimité à une occupation contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’unité autour du Front Polisario

Khatri Adouh Khatri a insisté sur le fait que le rassemblement autour du Front Polisario, l’unité du rang, l’organisation et le symbole institutionnel restent les piliers essentiels pour poursuivre la lutte nationale et préserver les acquis obtenus par le peuple sahraoui après des décennies de résistance et de sacrifices.

Il a dénoncé les méthodes employées par l’occupation marocaine pour affaiblir cette unité : répression, persécution, incitations financières et campagnes de désinformation. Mais, a-t-il assuré, l’unité nationale a toujours fait échouer ces tentatives de division et de pénétration.

L’Algérie, du côté du droit

Le vice-président du Conseil de la Nation, Salah Rekik, a qualifié cet anniversaire de « journée charnière » dans l’histoire du peuple sahraoui, qui a réussi, grâce à son unité et à sa cohésion, à faire échouer les paris de l’occupation marocaine visant à le diviser et à effacer son identité et ses droits.

Il a rappelé que l’Algérie est restée fidèle à ses positions de principe, en exigeant le respect du droit international et du cadre juridique régissant la question du Sahara occidental comme question de décolonisation.

Le représentant de l’Assemblée populaire nationale, Ahmed Abdelhakim Yerfa, a pour sa part évoqué les sacrifices consentis par le peuple sahraoui dans sa quête de liberté et d’autodétermination, soulignant que cette commémoration incarne la lutte, la solidarité nationale et l’attachement aux droits légitimes.

Pas de solution sans la volonté du peuple

Le président de la Commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui, Saïd Ayachi, a posé une condition claire : aucune solution juste et durable à la question sahraouie ne peut être trouvée sans consulter le peuple sahraoui et sans lui permettre d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination.

Il a rappelé que le peuple sahraoui demeure le détenteur de la souveraineté et le décideur final de son avenir.

Dans une intervention qui a mis en lumière les convergences entre les luttes des peuples pour la liberté, le représentant du Front populaire de libération de la Palestine, Nadir Kaïs, a affirmé que les causes palestinienne et sahraouie « se rejoignent dans leur combat pour la liberté et l’autodétermination », appelant à renforcer la solidarité entre les deux peuples face à l’occupation.

Une mémoire qui ne s’efface pas

La manifestation a également réuni des responsables d’associations et d’organisations de défense des droits humains, qui ont réaffirmé leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour l’autodétermination et l’indépendance, tout en appelant au respect du droit international et à la fin de l’occupation marocaine du Sahara occidental.

Des projections documentaires et une exposition de photographs ont retracé les grandes étapes du parcours du peuple sahraoui, rappelant que l’unité n’a jamais été un simple slogan, mais un prix payé par toute une génération de sacrifices.

K. H. 

 

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