Maroc en flammes : manifestations violentes et risque de guerre civile

Par Kahina Hammoudi 

Une nuit noire plonge le Maroc dans le chaos alors que les manifestations pacifiques, portées par l’espoir d’un changement profond, basculent dans une violence extrême.

Ce 30 septembre, à travers le pays, de la montagne d’Aït Amira aux artères brûlantes de Marrakech, la colère populaire s’est heurtée à la répression implacable de la gendarmerie royale.

Les rues, autrefois théâtre de chants et de cris d’espoir, se sont transformées en champs de bataille.

Des dizaines de victimes, entre morts et blessés, tombent sous les coups sourds d’une brutalité d’État qui étouffe toute voix dissidente.

Les manifestants, venus crier haut et fort leur envie d’un « Maroc digne », réclamaient en chœur « Silmiya… Silmiya », un appel désespéré à la paix face à la tempête qui s’abat sur eux.

À Khénifra, Agadir, Oujda, et plus encore à Al Hoceïma, l’écho des slogans brise le silence imposé : fin de la corruption rampante, mort au système de la hogra, et exigence d’un droit fondamental — la dignité de vivre enfin libre.

Pourtant, dans cette nuit d’horreur, ce sont les armes de la répression qui ont parlé, marquant un tournant sanguinaire dans un pays en feu.

Le Maroc brûle, et avec lui, l’espoir fragile d’une population écrasée par des décennies d’injustice. Face à cette guerre larvée, la rue ne se tait plus, elle rugit. La paix qu’elle implorait risque fort de se transformer en un véritable brasier civil. Le prix du silence est désormais trop lourd.

K.H. 

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