Cet atelier, auquel ont pris part des représentants des départements ministériels, des institutions nationales, des partenaires internationaux et des experts, a été organisé dans le but d’échanger les vues et les expériences sur les moyens de développer une approche nationale intégrée et durable en matière de financement climatique et de marchés du carbone, en adéquation avec les priorités du développement national et les engagements climatiques de l’Algérie.
Trois ateliers spécialisés ont été organisés dans ce cadre, en vue d’approfondir le débat sur les différents aspects liés au développement du système de financement climatique en Algérie, à travers l’examen des mécanismes de planification, de hiérarchisation des projets climatiques et du renforcement du cadre institutionnel et réglementaire du financement climatique et des marchés du carbone.
A ce titre, le premier atelier, intitulé « De la stratégie climatique au plan de financement : définition des priorités, évaluation des coûts et mécanismes de mobilisation des ressources », a recommandé de mettre en place un référentiel numérique unifié afin d’assurer la coordination et le suivi des engagements climatiques, ainsi que la mise en place d’une base de données nationale recensant les différentes mesures et les projets selon des normes communes.
Les recommandations ont également porté sur la définition de critères clairs pour hiérarchiser les priorités des projets d’atténuation et d’adaptation, en fonction de leur degré de maturité , de leur impact, de leur coût et de l’urgence des risques climatiques, ainsi que sur la structuration des objectifs de décarbonation par secteur, outre la création d’un secrétariat exécutif pour la Commission nationale du climat ou la révision de son cadre juridique et institutionnel.
Quant au deuxième atelier, intitulé « Activation du système de financement climatique en Algérie », ses recommandations ont porté sur la création d’une autorité nationale indépendante chargée de réguler le marché du carbone et de superviser le registre national du carbone, ainsi que sur l’élaboration d’un cadre législatif régissant le financement climatique et les marchés du carbone, en sus de la création d’un référentiel national sous forme de plateforme numérique, tout en soulignant la nécessité d’assurer la complémentarité et la coordination entre l’Agence nationale des changements climatiques (ANCC) et l’autorité nationale proposée.
S’agissant du troisième atelier, consacré aux « Mécanismes financiers et à la mobilisation des financements pour les projets d’atténuation des effets des changements climatiques et d’adaptation à ces changements », les participants ont recommandé l’élaboration d’un cadre juridique autorisant l’émission d’obligations souveraines vertes, ainsi que l’encouragement de la mobilisation des ressources sur les marchés financiers à travers l’émission d’instruments financiers verts, outre le développement de l’offre de prêts bancaires verts afin de proposer des mécanismes de financement adaptés aux projets à impact climatique et environnemental.
R.N