Louisa Hanoune appelle à nationaliser les biens émiratis en Algérie et à ouvrir le champ politique : souveraineté nationale en péril !

Par Kahina Hammoudi
Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), sonne l’alarme : les entités émiraties en Algérie représentent une menace directe pour la souveraineté nationale et la sécurité de l’État. Lors de l’ouverture de la session ordinaire du conseil national de son parti, hier, elle a lancé un appel clair et ferme : expulser ces « entités », saisir leurs installations et nationaliser sans délai leurs biens. Parmi les cibles prioritaires, la Société des tabacs et allumettes et le port d’Alger, dont elle exige le retour sous pleine souveraineté algérienne.
Pour Hanoune, les Émirats arabes unis mènent un « jeu trouble » au service d’un agenda « sionisto-américain ». Elle les accuse de déstabiliser la Libye, le Soudan, le Yémen, la Palestine et la Somalie. « C’est une offensive contre les États arabes et africains, et l’Algérie n’échappera pas à cette logique impérialiste si nous ne réagissons pas », tonne-t-elle, saluant au passage les premières mesures prises par l’État dans ce sens.
Front intérieur : ouverture politique et médiatique pour une Algérie unie
Mais protéger la patrie ne se limite pas à des mesures sécuritaires. Louisa Hanoune insiste : il faut renforcer le front intérieur par une véritable ouverture politique et médiatique. « Seul un peuple libre, doté de droits et de libertés élargis, peut défendre sa souveraineté dans un cadre démocratique », affirme-t-elle. L’Algérie, capable de résoudre ses propres problèmes, doit démarrer 2026 sur des bases solides.
Elle applaudit l’appel du Conseil des ministres aux jeunes Algériens de l’étranger, vu comme un pas vers l’apaisement et la réconciliation nationale. Mais cela doit s’accompagner d’un programme concret : emplois réels, perspectives d’avenir et traitement des causes de la migration irrégulière, loin des approches répressives. Hanoune rappelle un engagement officiel du chef de l’État pour cette ouverture, essentielle face aux mutations internationales qui guettent nos fragilités internes.
Le MAK, une carte sioniste sans base populaire
Au terme des travaux du conseil national, Hanoune balaie le mouvement terroriste du MAK : « Aucune existence réelle, aucune représentation populaire, même dans leur propre entourage familial ». Elle le qualifie de « carte artificielle » aux mains des impérialistes et des ennemis de la nation, y compris ceux qui se vendent au sionisme. « La vigilance nationale est de mise », prévient-elle.
La fortification du pays passe par des décisions économiques, sociales et politiques mûries, non par des discours chauvins. L’Armée nationale populaire (ANP) protège la patrie, mais ce sont les citoyens, organisés via libertés syndicales et associatives, qui en sont les véritables gardiens.
Élections législatives : le PT vise la majorité avec un programme réaliste
À l’horizon des législatives, le PT ambitionne de devenir le parti majoritaire. « Ces élections sont décisives dans la conjoncture actuelle », lance Hanoune. Le parti s’engagera avec force, sans populisme ni promesses vides, mais sur un diagnostic précis et des solutions concrètes, assorties de mécanismes pratiques. Financièrement indépendant, il rejette les « détenteurs de l’argent sale » (la « chkara »).
Sur le plan législatif, elle salue la rapidité du gouvernement sur le code de la route et la marge de liberté de la loi sur les partis, malgré des lacunes à corriger. Le PT attend du projet de loi électorale une correction des dysfonctionnements, avec des garanties de probité. Tous les participants ont salué l’appel présidentiel, conditionné à un apaisement politique interne.
K. H.




