Locales du 28 novembre : lancement de la campagne électorale ce jeudi

La campagne électorale pour l’élection des membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévue le 28 novembre prochain, débutera ce jeudi, ouvrant, ainsi, le champ devant les candidats pour convaincre les électeurs de leurs programmes concernant la gestion des collectivités locales.
Cette campagne est régie par un arsenal juridique rigoureux visant à organiser la compétition électorale, à garantir l’égalité des chances entre les candidats. Elle s’ouvre 23 jours avant la date du scrutin et s’achève 3 jours francs avant celle-ci, marquant ainsi le début la période du silence électoral.
Durant la campagne électorale, les institutions de l’Etat et les organismes publics sont tenus de maintenir une égale distance vis-à-vis de l’ensemble des candidats et des listes en lice, tout en garantissant un accès équitable aux moyens d’expression directe à travers les médias.
A cet effet, le tirage au sort relatif à la répartition des plages horaires réservées aux candidats dans les médias audiovisuels publics s’est déroulé jeudi dernier. A cette occasion, les représentants des partis politiques et des listes indépendantes participant à cette échéance ont signé la Charte d’éthique des pratiques électorales.
Dans le même sillage, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Saad Arous, avait appelé les candidats à respecter l’éthique de la pratique électorale, à se conformer à la loi, à préserver la dignité des personnes, à bannir les discours offensants et trompeurs, ainsi que tout ce qui est susceptible de porter atteinte à l’équité de la concurrence ou d’en compromettre l’intégrité.
L’animation de la campagne électorale devra, ainsi, obéir à des règles strictes qui encadrent le contenu du discours politique, afin d’empêcher toute instrumentalisation des constantes nationales et toute incitation aux clivages. Les discours de haine et ceux fondés sur des considérations communautaires, régionales, linguistiques ou ethniques sont strictement interdits, de même que le recours aux langues étrangères.
Il est, également, formellement interdit l’utilisation des composantes de l’identité nationale à des fins partisanes ou de propagande électorale.
En vertu des principes d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit la mobilisation des moyens de l’Etat au profit d’une quelconque partie. Elle proscrit aussi l’utilisation des locaux relevant de l’Etat, d’organismes publics, d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que des lieux de culte à des fins de propagande électorale. Celle-ci est strictement limitée aux rassemblements populaires organisés dans des salles autorisées, aux rencontres de proximité et à l’affichage dans les espaces exclusivement réservés à cet effet par l’administration.
Le tout étant sous le contrôle des délégations communales et de wilaya de l’ANIE, avec la garantie pour les candidats de désigner leurs représentants pour la surveillance des centres et des bureaux de vote, le jour du scrutin.
Dans le souci d’assainir la vie politique des pratiques liées à l’argent sale, le législateur a défini, avec précision, les sources de financement autorisées durant la campagne électorales, lesquelles sont strictement limitées aux contributions des partis, aux apports personnels du candidat et aux dons pécuniaires ou en nature, émanant exclusivement de personnes physiques.
L’Etat octroie, pour sa part, une aide financière destinée à couvrir les dépenses de campagne des jeunes candidats figurant sur des listes indépendantes.
Les fonds alloués à la campagne électorale sont, faut-il le souligner, soumis à un contrôle financier rigoureux exercé par la Commission de surveillance du financement de la campagne électorale, à laquelle les candidats sont tenus de présenter les comptes de leur campagne dans les mois suivant la proclamation des résultats.
La loi interdit, en outre, la perception de toute aide ou de tout financement de sources étrangères, ainsi que le financement par des personnes morales. Chaque liste électorale est tenue d’ouvrir un compte bancaire unique géré par un seul mandataire financier, sans pouvoir dépasser le plafond des dépenses autorisées.
A l’expiration du délai légal imparti à la campagne électorale, s’ouvre la période de silence électoral, 72 heures avant le scrutin. Durant cette période, toute activité de propagande ou de publication de sondages d’opinion sont interdites, afin de permettre aux électeurs de faire son choix avant de déposer son bulletin dans l’urne.
Pour rappel, le corps électoral national concerné par ce scrutin s’élève à 24 236 959 électeurs, selon les données de l’ANIE.
Le nombre de candidats s’élève à 141 388 pour l’élection des membres des (APC) et à 21 476 pour le renouvellement des (APW).
La proportion des jeunes candidats s’élève, quant à elle, à 54,02 %, celle des femmes à 11,86 %, tandis que les candidats ayant un niveau universitaire représentent 48,48 %.
R.N




