Législatives 2026 : l’opposition algérienne se mobilise, un rempart géopolitique face aux menaces qui encerclent le pays
Législatives 2026 : Jil Jadid rejoint FFS, RCD et PT pour participer aux élections en Algérie. Un front uni face aux menaces géopolitiques du Sahel et de la normalisation Maroc-entité sioniste.

- Par Kahina Hammoudi
Dans un moment critique pour l’Algérie, où les ombres géopolitiques s’allongent sur ses frontières, quatre partis d’opposition – FFS, PT, RCD et désormais Jil Jadid – ont tranché : ils participeront aux législatives et locales de 2026. Ce n’est pas un simple retour aux urnes, mais un acte stratégique vital : souder les rangs internes pour faire front commun contre les dangers qui guettent la nation.
Vendredi 19 décembre, le Conseil national de Jil Jadid, sous la houlette de son nouveau président Lakhdar Amokrane, a acté ce « choix de principe ». « L’action politique pacifique et organisée reste essentielle pour le changement démocratique et l’État de droit », clame le communiqué. Mais au-delà des réformes internes exigées – apaisement politique, révision de la loi électorale, refonte de l’ANIE, dialogue national sans exclusion –, c’est l’appel à l’unité qui résonne comme un cri d’alarme. Jil Jadid condamne avec fermeté les « projets séparatistes du MAK », affirmant que « l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté sont des constantes non négociables ». Dans un Sahel en feu, avec le Maroc qui attise les tensions et des puissances étrangères qui lorgnent nos ressources, ce positionnement est un bouclier géopolitique indispensable.
Le RCD d’Athmane Mazouz a ouvert la voie vendredi, votant à l’écrasante majorité la participation face à une « situation gravissime ». « Nous y serons, élections ouvertes ou non, pour un front interne et des scrutins propres », a-t-il lancé sur Berbère Télévision. Le FFS, ancré en Kabylie, et le PT suivent, rompant avec le boycott de 2021 pour un « choix de conviction ». Ces forces, piliers de l’opposition, savent que divisés, nous serions vulnérables ; unis aux urnes, ils forgent un rempart contre les complots régionaux.
Géopolitiquement, cette mobilisation tombe à pic. Tandis que l’Algérie renforce ses alliances (sommet Tebboune-Abdallah II en vue) et modernise ses infrastructures (câble sous-marin à 20 Tbps), l’opposition apporte sa pierre : transformer les élections en forteresse démocratique. Boycotter isolait ; participer soude. L’Algérie, cernée par les tempêtes du Maghreb et du Moyen-Orient, ne peut se permettre la moindre fissure. Ces partis le savent : 2026 n’est pas une élection, c’est une bataille pour la survie nationale.
Menaces au Sahel et normalisation maroco-sioniste : l’unité, seule parade
L’instabilité au Sahel, avec ses djihadistes et mercenaires qui rodent aux frontières sud, s’ajoute à la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste – un axe qui menace directement le Sahara occidental et l’équilibre maghrébin. Rabat, fort de ses appuis israéliens en drones et renseignements, attise les feux séparatistes, tandis que le chaos sahélien risque de déborder vers le sud algérien. Face à ces pinces géopolitiques, la participation de l’opposition aux législatives n’est pas un luxe : c’est une nécessité absolue pour forger une Algérie soudée, souveraine et prête à contrer les complots extérieurs par une démocratie interne invincible.
K. H.




