Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a souligné, samedi à Alger, la nécessité d’intensifier les efforts pour faire face aux différentes formes de crime grave, en insistant sur le respect des droits de l’homme et la garantie des conditions d’un procès équitable.
Intervenant à l’ouverture de la réunion périodique avec les présidents et procureurs généraux près les Cours de justice, le ministre a mis l’accent sur « la nécessité de poursuivre les efforts concrets pour mettre fin aux différentes formes de crime grave, notamment le crime organisé, en veillant à traiter les questions graves avec l’efficacité et l’opérationnalité requises », dans le cadre du « strict respect des droits de l’homme et d’un procès équitable ».
Boudjemaa a cité en particulier les questions relatives aux « bandes de quartiers, au trafic de drogues, à la corruption et à l’accès aux avantages indus, au blanchiment d’argent, aux crimes de change, à la spéculation illicite, au squat de terres relevant du domaine de l’Etat, ainsi qu’aux agressions contre les citoyens et aux infractions au code de la route, entre autres crimes touchant l’intégrité des personnes, leurs biens et les ressources de la Nation ».
Il a rappelé, dans ce contexte, que le ministère de la Justice participait à plusieurs commissions et cellules nationales qui s’attellent à mettre en place des stratégies préventives contre les différents types de criminalité, à l’instar de la commission nationale de prévention contre les bandes de quartiers et la commission nationale de prévention et de lutte contre la traite d’individus, outre le comité d’évaluation et de suivi relevant de l’Office national de prévention contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT).