La débâcle de l’équipe nationale de foot : Des prolongations qui n’en finissent plus…

Finalement en Afrique , les paradoxes s’associent à merveille : il est difficile de gagner un titre ou un match sur ce continent. Il est  encore plus difficile de perdre. Du moins d’en revenir perdant. Pour finir…perdu. Belmadi l’aura appris à ses dépens. 

 

Le feuilleton Belmadi,  bat tous les records avec son lot de supputations et de polémique, entraînant une campagne inédite de lectures et d’avis divisant les algériens entre ceux qui soutiennent l’ex ministre du bonheur et ceux qui appellent au «châtiment».

Entre les deux, il faudra aussi compter les retournements de veste de ces énergumènes lesquels hier encore faisaient de Belmadi un symbole sacré, une figure étroitement liée au patriotisme.

Pour ces derniers, à l’hypocrisie hors du commun, Belmadi était un prophète. Oser le critiquer ou émettre le moindre avis sur sa tactique de jeu équivalait à un acte de haute trahison.

On a l’impression que l’Algérie est toujours enfermée dans les vestiaires du stade ivoirien où elle a perdu une partie de foot, et que l’on peine à ce jour à trouver une sortie.

Dans ces vestiaires , deux hommes, deux principaux acteurs du football national ont échoué dans leur manière de communiquer. Ils ont choisi le mauvais moment et le mauvais endroit.

Il devient urgent aujourd’hui de reprendre le terrain. Celui de la communication et de siffler enfin la fin de la partie.

Les prolongations de l’après match contre la Mauritanie prennent une tournure assez inquiétante. Quelque part , un arbitre doit se prononcer à l’effet de sonner la fin d’une confrontation extra sportive entre le président de la FAF et l’ex sélectionneur, une guerre par médias interposés et autres messages sous-traités sur les réseaux sociaux et les tables rondes de télés pas trop carrées.

Le flottement actuel né du flou autour du contrat et des honoraires de Belmadi constitue un mauvais signal pour la relance de l’équipe nationale.

Les clauses qui lient Belmadi à la fédération de football n’ont point à être d’un quelconque intérêt pour le supporter.

Si comme on tente de le répandre Belmadi tient à se faire payer jusqu’au dernier centime, cela relèverait de son droit contractuel. Oser suggérer qu’il aurait ainsi manqué à son sens du patriotisme relèverait par contre d’une attaque déloyale et d’une manœuvre machiavélique qui vise à jeter l’ex sélectionneur à la vindicte populaire.

On ne met pas fin à un contrat «confidentiel» par un tweet public, pendu à chaud à partir d’une discussion dans les vestiaires.

Des journalistes et commentateurs sportifs forts d’une audience bien établie, se sont vite prêtés au jeu de l’ingratitude et du retournement de vestes pour aller dénoncer l’appétit de Belmadi pour l’argent.

Ils ne l’ont jamais fait auparavant. Tout simplement parce qu’à un moment donné ils étaient soumis , pleinement obéissants aux instructions qui leur dictaient la ligne: caresser l’ex sélectionneur dans le sens du poil. Car hier encore, Belmadi était fort d’un soutien unanime. Il était intouchable!

Un illustre commentateur va jusqu’à dénoncer le fait que Belmadi réclame la totalité de ses honoraires . Il ajoute que le sélectionneur était censé faire des concessions sur son dû juste parce qu’il se doit d’être tenu par un contrat moral avec l’Algérie !

Dans ce cas puisque c’est un contrat moral qui doit primer alors pourquoi avoir fait signer à Belmadi un contrat financier avec objectifs définis ?

Enfin, Ceux qui  avaient fait de Belmadi un dieu sont les premiers aujourd’hui à en faire un diable.

Et c’est à ce niveau que le jeu est devenu malsain.

L’équipe nationale a besoin d’une fédération forte. Capable d’apprivoiser les monstres Invisibles d’une jungle pas toujours ouverte sur les règles loyales du sport roi.

La VAR devrait être retournée contre ceux qui hier soutenaient tout ce que Belmadi signait. Y compris l’échec d’aujourd’hui.

Karim. A

 

 

 

 

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