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Iran: sept conditions avant toute négociation finale, et des menaces de riposte à Ormuz

Téhéran attend la réponse américaine à la proposition des médiateurs et exige l’application de sept conditions avant d’engager les négociations finales. Alors que Donald Trump laisse entendre de nouvelles frappes, l’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé tant que ses exigences ne seront pas satisfaites.

Par Rym Hamadi

L’Iran attend la réponse des États-Unis à la proposition présentée par les médiateurs. Téhéran reste attaché à l’application de sept conditions avant de passer aux négociations finales, tandis que les déclarations se multiplient de part et d’autre sur une possible reprise de la confrontation militaire et sur l’avenir de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Selon Al Jazeera, le rédacteur en chef du journal iranien « Al Wefaq », Mohsen Haddad, a indiqué que Téhéran patientait pour connaître la réponse américaine, en réaffirmant sa volonté d’appliquer les sept points avant d’entrer dans les négociations finales. Il a averti qu’un échec de la voie diplomatique et un retour à l’affrontement militaire entre l’Iran et les États-Unis pourraient fermer la porte à toute négociation avec l’administration du président Donald Trump. Il ne pense pas, a-t-il ajouté, que Téhéran reviendrait à la table des discussions dans ce cas.

Les sept conditions de Téhéran

Les exigences iraniennes sont les suivantes :

  • la levée de toutes les sanctions économiques et financières américaines ;
  • la libération des avoirs et fonds iraniens gelés à l’étranger, y compris ceux détenus au Qatar ;
  • la fin du blocus des ports iraniens ;
  • la levée des restrictions sur les exportations de pétrole ;
  • un cessez-le-feu et l’arrêt des opérations de combat sur tous les fronts et dans la région ;
  • des accords sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz ;
  • l’arrêt des menaces militaires et du discours hostile américains, ainsi que des réparations pour la guerre.

Trump hausse le ton

De son côté, Donald Trump a durci son discours envers Téhéran. Il a annoncé qu’il s’apprêtait à prendre une décision sur l’Iran, laissant entrevoir un élargissement des opérations militaires et de nouvelles frappes. Il a affirmé ne pas vouloir détruire ce qu’il reste de l’Iran, mais pourrait y être contraint. Empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire est sa priorité, a-t-il insisté, et sa décision sera annoncée prochainement.

Menaces de riposte

Le porte-parole de l’armée iranienne a affirmé qu’aucune agression ni aventure militaire nouvelle, ni aucun acte hostile dans la région, ne conduirait à la réouverture du détroit d’Ormuz. Selon lui, le respect par les États-Unis des sept conditions fixées par Téhéran est la seule voie pour reprendre la navigation dans le détroit.

Ce responsable militaire a prévenu que toute attaque contre l’Iran entraînerait des frappes contre l’ensemble des cibles américaines, matérielles et immatérielles, sans aucune limite géographique. Il a ajouté que le Guide suprême iranien avait insisté, lors d’une rencontre avec des chefs militaires, sur la nécessité d’une riposte rapide à toute agression.

Deux pétroliers en feu

Dans le même temps, la marine des Gardiens de la révolution a fait état d’un incendie à bord de deux pétroliers, l’un à l’est du détroit d’Ormuz, l’autre à l’intérieur, après qu’ils ont heurté des mines marines. Elle affirme que les deux navires ont tenté de sortir par une route non autorisée, avec le soutien de l’armée américaine.

Les Gardiens de la révolution, cités par des médias iraniens, ont assuré que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à l’application des sept conditions. Ils ont averti que les tentatives du Commandement central américain (CENTCOM) de forcer des pétroliers à emprunter des zones non autorisées et minées ne conduiraient, selon eux, qu’à de nouveaux échecs.

R. H. 

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