A la Une

1er Novembre: la Cour constitutionnelle consacre une conférence à l’émir Abdelkader

Par Rym Hamadi

La Cour constitutionnelle a organisé, sous la présidence de Leïla Aslaoui, la huitième conférence mensuelle de sa deuxième saison, intitulée «L’émir Abdelkader, fondateur de l’État algérien moderne». La rencontre s’est tenue à l’occasion du 72e anniversaire du déclenchement de la Révolution.

Selon un communiqué de l’institution, la conférence a été animée par le doyen de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université de Tiaret, Tadj Mohamed, et par l’historien et chercheur Boughefala Oudane. Les débats ont été modérés par Abdelhafid Assoukine, membre de la Cour, en présence des membres et des cadres de l’institution.

Les intervenants ont analysé l’expérience de l’émir Abdelkader sous l’angle historique et institutionnel. Elle ne s’est pas limitée à la résistance à l’occupation, ont-ils souligné : elle a constitué un projet national à part entière, alliant défense du territoire, édification de l’État et organisation de la société, face à des défis existentiels sans précédent.

Ils ont aussi mis en avant la conscience précoce qu’avait l’émir du lien entre la poursuite de la résistance et la construction des institutions étatiques. Il a ainsi instauré un système garantissant la sécurité, rendant la justice et protégeant les droits. Il a également su organiser la gestion des affaires publiques et affirmer la souveraineté par la voie de la correspondance, des négociations et des décisions politiques.

La conférence est revenue sur la vision civilisationnelle qui sous-tend cette expérience : la patrie y est conçue comme un espace d’appartenance, le pouvoir comme une responsabilité et la loi comme un instrument de protection de la société. Cette expérience fondatrice demeure, selon les intervenants, une référence pour comprendre le présent et envisager l’avenir.

Des étudiants de l’École nationale d’administration, de l’École supérieure des sciences politiques et du département d’histoire de l’École normale supérieure de Bouzaréah ont pris part à la rencontre. Un espace de débat et d’échange s’est ouvert autour de la mémoire institutionnelle, de ses dimensions dans la construction constitutionnelle contemporaine et de son rôle dans le renforcement de la conscience historique, de la culture citoyenne et de la primauté du droit chez les jeunes générations.

Cette conférence s’inscrit dans le programme de la Cour visant à ancrer la culture constitutionnelle et la connaissance historique. Elle coïncide avec la commémoration du déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954, reflétant la continuité du processus de construction de l’État algérien, de l’allégeance prêtée à l’émir Abdelkader en 1832 jusqu’à la guerre de libération.

R. H. 

 

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page