Il compte parmi les plus gros réservoirs de fer au monde : Lancement officiel du projet Ghar Djebilet

Il compte parmi les plus grand gisements de fer au monde , avec 3,5 milliards de tonnes déclarés.

Ghar Djebilet située à Tindouf, va enfin entrer en activité après tant d’années de tergiversations . Il s’agit d’un pôle de vie qui prendra forme autour d’un ensemble d’infrastructures diverses inscrites au programme validé en conseil des ministres du 9 mai dernier. . À la clé, 6000 emplois directs.

Ghar Djebilet, l’eldorado aux richesses inépuisables, un pari gagné qui permettra à L’Algérie de saisir toutes les opportunités qui s’offrent en matière de grands investissements et de renoncer à l’importation du fer en 2025, avec la possibilité de s’orienter vers l’exportation.

Selon un communiqué du ministère, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a procédé ce samedi à l’inauguration du projet de la fameuse Mine de fer de Ghar Djebilet à Tindouf.

En effet, le lancement des travaux autour de ce mégaprojet tant attendu par l’économie algérienne est désormais officiel,  et obéira à des étapes énumérées par le ministre lors de son intervention.

La Mine de fer à ciel ouvert, une des plus grandes réserves du monde, produira entre 2022 et 2025 une quantité de 2 à 3 millions de tonnes de minerais de fer. 

Le projet passera à la production à grande échelle avec ses pleines capacités dans les prochaines années.

« Après 2026 l’objectif est de passer à une production de 40 à 50 millions de tonnes de minerai de fer », a-t-il déclaré en rappelant que cette étape interviendra après la finalisation des autres projets en relation notamment dans le domaine des transports.

A la fin de son allocution , le ministre de l’énergie et des mines a souligné que ce projet structurant en question ne concerne pas uniquement les mines mais aussi les travaux publics, le transport, l’Energie, l’eau, l’aménagement du territoire, l’environnement, la sécurité et les finances.

Dans le même contexte, Arkab a cité les retombés de ce projet sur le développement économique et la création des emplois dans cette région du sud-ouest algérien mais aussi sur toute l’économie algérienne dépendante jusqu’ici de l’importation de cette matière première.

Important est de rappeler qu’il s’agit de l’un des plus grands gisements de fer dans le monde avec environ 3,5 milliards de tonnes de minerai en place, un projet long et complexe, dont le financement sera assuré par des partenaires chinois, dont l’un d’eux n’est autre que la société « China Civil Engineering & Construction Corporation Ltd » (CCECC), spécialisée dans la construction et la réalisation d’infrastructures de transport (chemins de fer, tunnels, routes, ports et aéroports.

Sur le plan investissement, c’est un projet structurant qui contribuera énormément au développement économique des régions de Tindouf et Bechar, avec la création de milliers d’emplois, sans compter les retombées économiques sur l’industrie sidérurgique de l’Algérie dont les capacités pourraient alors traiter à l’horizon 2030, plus de 20 millions de tonnes entre minerai, pellets et Ferraille, a estimé le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab .

C’est la raison pour laquelle, le président Tebboune a insisté sur sa mise en œuvre le plus rapidement possible ,ce qui permettra à cette mine de couvrir « toute l’activité de transformation du fer en Algérie et le Trésor public peut économiser avec, près de 2 milliards de dollars/an, une fois l’importation de ce métal totalement arrêtée, avec possibilité « de s’orienter vers l’exportation ».

Soixante dix ans après la découverte du gisement, l’Etat Algérien a enfin fait le premier pas vers l’exploitation de cette richesse qui a fait l’objet de plusieurs études autant que de décisions à l’exploitation, mais toutes avortées.

Nadi. K

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