Il a été installé ce dimanche : Ce qui attend le Gouvernement Benabderrahamne

C’est fait. Le nouveau Gouvernement, à sa tête le Premier ministre Aymen Benabderrahamne, qui a à la charge, aussi du département des Finances, a été officiellement installé ce dimanche par le président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Les ministres ont été appelés « à redoubler d’efforts afin de sortir du mode de gestion axé sur les détails à un mode permettant la création d’une dynamique économique nationale créatrice de richesse, à travers l’intensification de la concertation et de la coordination entre les membres du Gouvernement, en vue de solutions efficientes aux problèmes et préoccupations des citoyens ».

En effet, une « mission » trop délicate attend le nouvel exécutif.

A commencer en premier lieu, par une gestion rigoureuse d’une situation épidémiologique de plus en pus inquiétante vu le nombre croissant des cas confirmés au Covid-19, enregistrés quotidiennement.

Les spécialistes de la santé publique, parlent d’ailleurs d’une « situation catastrophique ».
Ainsi, et dans l’urgence, le ministre de la Santé (reconduit dans le nouveau Gouvernement) a du pain sur la planche.

Outre une réforme globale de notre système de santé ayant montré ses limites, une solution devrait être trouvée à l’épineuse question de la saturation de nos établissements de santé, ne pouvant plus contenir tous les malades atteints du Covid-19. Non seulement.
En Algérie, comme partout ailleurs dans le monde, il n’y a pas que les cas Covid qui sont hospitalisés. Les autres malades, doivent être également pris en charge. L’équation est donc «difficile » à résoudre, notamment en ces moments de crise.

Le département de la Santé, à sa tête Abderrahmane Benbouzid, devrait par ailleurs accélérer la cadence de la vaccination anti-Covid, d’autant que l’objectif est l’augmentation du taux de vaccination dans les wilayas à forte densité démographique, étant les premiers foyers de contamination, et la détermination pour objectif immédiat , la vaccination de 2.5 millions de personnes à Alger et 50% des populations des wilayas d’Oran, Constantine, Sétif et Ouargla.

Toujours s’agissant du secteur de la santé, Lotfi Benbahmed, ministre de l’Industrie pharmaceutique, est quant à lui, appelé à garantir et en quantités suffisantes de l’oxygène médical pour l’ensemble des structures de santé à travers le territoire national.

L’Algérie est certes un « pays continent », mais la crise du manque de ce liquide précieux, a été, disons-le, la cause première du décès de certains patients atteints du Covid. Espérons que le scénario ne se répète plus.

Sur le plan économique, le nouveau Gouvernement est appelé à revoir toutes ses copies. Face à une dégringolade continue de la valeur du Dinar face ,  des solutions s’imposent. Là, sans parler de l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens, qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts.
En fin, le ministre des Ressources en eau et de la sécurité hydrique est appelé comme mentionné dans le communiqué final sanctionnant la réunion du Conseil des ministres, à doter définitivement le secteur d’une politique éclairée sur la base d’un plan coordonné et scientifique de production et de gestion des ressources en eau, charger un bureau d’études ou une commission composée de cadres du secteur d’un audit des opérations de distribution et de consommation d’eau, procéder, dans les plus brefs délais, au lancement de projets de dessalement d’eau de mer à l’Est, l’Ouest et le Centre du pays.

Des projets pouvant s’élever à cinq grandes stations d’une capacité de production de plus de 300.000 M3/jour chacune et de poursuivre la coordination entre les secteurs de la Défense nationale, de l’Energie, de l’Agriculture et des Ressources en eau en vue de mettre en place une stratégie efficiente et définitive à même de résoudre la crise de l’eau.

Alors le Gouvernement ira-t-il au bout de ces préoccupations ?

Seul l’avenir nous le dira….

Y.O

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