Hoolliganisme médiatique : Mohamed Laagab siffle la fin de match…

Il était temps. C’est Mohamed Laagab qui siffle la fin de la rencontre. L’après CAN va enfin commencer. Du moins concrètement. Dans la paix et la sérénité.

Le ministre de la communication a brandi le carton jaune contre cette presse sportive dont une bonne partie a perdu l’essentiel de son esprit sportif.

Sans recourir à la VAR, pour remonter le fil de distribution des accréditations et situer les responsabilités de ceux qui ont largement contribué à l’éclosion de cette race de médias, Mohamed Laagab a réuni les principaux responsables des médias face auxquels il a montré un visage de colère et de fermeté.

C’est à un véritable procès, voire un cours de journalisme avec une dose d’éducation civique que certains égarés des plateaux télés ont eu droit au cours de cette rencontre placée sous les sceau de l’urgence.

Il est vrai que des dérapages sans fin ont été enregistrés dans le traitement par certains médias de l’événement de cette CAN et de l’élimination de l’équipe nationale. Des propos à la limite de l’insulte , une terminologie de choc et des séances de lynchage médiatique ont été déployés sur des plateaux surchauffés contre tous les acteurs de cette CAN.

Personne ou presque n’en sort indemne. Du sélectionneur jusqu’aux joueurs en passant par certains responsables de la fédération.

On nous a servi non pas des analyses journalistiques. Mais plutôt des attaques de hooligans.

La critique est sortie à l’excès, loin des frontières professionnelles et des bonnes règles  journalistiques pour prendre la forme de règlements de comptes et d’incitation presque à la haine et à la division.

En dehors des stades de foot, armés de caméras et forts d’une certaine audience, les assauts ont pris une tournure inquiétante. Des stades de foot, nous sommes passés aux arènes d’une politique de propagande qui n’épargne personne.

Nous sommes presque tombés dans le subversif sous couvert de liberté de ton et d’esprit sportif entouré de la qualité de journaliste.

Dans cette dangereuse dérive porteuse de risques avérés de division et de propagation de haine , la responsabilité est largement partagée.

Quand de célèbres commentateurs sportifs et autres influenceurs activant sur youtube jouissent du libre accès au niveau de toutes les enceintes réservées pour ensuite se retrouver aux devants de toutes les scènes officielles, il y a matière à interrogation. Et à suspicion.

Quand cette catégorie de privilégiés se lance dans cette oeuvre de pyromanie il y a réellement matière à inquiétude.

On a pratiquement frôlé les incidents diplomatiques du fait de la bêtise de certains « envoyés très spéciaux » à cette CAN.

On a également assisté à des débats télévisés où la limite de l’agression et du verbe déplacé ont failli secouer les spectateurs.

Avant la distribution de la balle, il est temps que le ministère de la communication redistribue «professionnellement » les agréments. N’est pas journaliste qui veut.

Ceci étant, l’heure de l’installation des commissions et autres instances de régulation des médias a plus que jamais sonné.

Les journalistes sauront reconnaître les leurs….

Karim. A

 

 

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