Gouvernement: Les défis qui attendent Larbaoui

Trois jours après sa nomination à la Primature, le nouveau Premier ministre Ennadir Larbaoui a assisté à sa première réunion du Conseil des ministres.
Désigné samedi dernier comme premier ministre, Ennadir Larbaoui semble avoir du pain sur la planche. En plus de relancer les chantiers en attente ou en souffrance, il aura surtout la lourde tâche de remettre au travail une équipe gouvernementale qui avait du mal à connaître sa cohésion sous la houlette de Aïmene Benaderrahmane.
Ce dernier avait visiblement du mal à s’imposer face à certains « poids lourds » du gouvernement. Des ministres échappaient totalement à l’autorité d’un Premier ministre qui était totalement tellement effacé qu’à un moment donné, l’activité gouvernementale était quasiment à l’arrêt.
Des mines, à l’image du projet de Gara Djebilet ou celui d’Amizour, des projets de numérisation de certaines administrations, notamment les Impôts et autres services dépendants du ministère des Finances pourtant placés comme prioritaires par le chef de l’Etat, rien ou peu n’a avancé.
Certains observateurs imputent cela à des résistances qui existent au sein de ces services. Mais la responsabilité politique du gouvernement est totalement engagée, de l’aveu même du chef de l’Etat qui a critiqué à plusieurs reprises le fonctionnement de certains départements ministériels.
L’autre mission qui incombe au nouveau chef de l’exécutif est celle de restaurer l’autorité du Premier ministre.
Réputé homme de poigne, à la personnalité forte, Ennadir Larbaoui pourra donc secouer le cocotier en remettant tout le monde au travail.
Avec une solide expérience tant sur le terrain diplomatique où il fut à plusieurs reprises ambassadeur dans de grandes capitales (New-York et le Caire par exemple), qu’au sein de l’administration centrale du ministère des Affaires Etrangères ou encore récemment comme directeur de cabinet de la présidence de la République, le nouveau Premier ministre sait donc manager les hommes.
A cela s’ajoute une personnalité qui, appuyée par le chef de l’Etat, lui permettra de s’imposer et d’imprégner son style à une année des élections présidentielles.
Or, en cette fin de mandat, le chef de l’Etat est soucieux de faire le bilan de son quinquennat. Pour cela, il a besoin d’un gouvernement qui doit concrétiser les promesses faites lors de la campagne électorale en 2019.
Certaines ont certes été réalisées sur le terrain. Mais d’autres attendent encore leur mise en application effective. Ce que les deux gouvernements précédents, ceux de Abdelaziz Djerad puis de Aïmene Benabderrahmane, n’ont pas réussi à faire. Larbaoui pourrait-il relever le défi ?
Akli O.




