Gaza sous le feu d’un massacre permanent: l’échec sanglant du « plan Trump »
Le « plan Trump » n’est qu’un masque pour ceux qui veulent faire taire la Palestine.

Par Kahina Hammoudi
Face à l’explosion brutale et incessante des bombes sur Gaza, le prétendu « plan Trump » s’effondre en une trahison des peuples palestiniens.
Dans ce territoire martyr, l’armée la plus barbare de la planète poursuit sa politique génocidaire sans aucun frein ni remords.
À Deir Al-Balah, cœur broyé de Gaza, les familles fuient encore et toujours. Elles tentent de se relever, mais tombent écrasées sous les ruines et la violence.
C’est l’enfer sur terre : un cycle monstrueux de destruction, de désespoir et de résistance écrasée.
Depuis le carnage de l’invasion terrestre lancée à la mi-août, plus d’un million d’âmes sont arrachées à leurs foyers, jetées sur les routes de l’exil forcé. Deir Al-Balah, engorgée, devient un cimetière de vies en sursis.
Et quand les bombardements s’abattent désormais sur les soi-disant zones « sûres », cela signifie qu’aucun refuge n’échappe à la logique d’extermination programmée.
Sur les 36 hôpitaux que Gaza comptait jadis, seuls 14 traînent une survie partielle, à bout de souffle.
La pénurie de carburant, de médicaments vitaux et d’équipements chirurgicaux paralyse l’espoir même de soins. Les opérations cardiaques cessent, les traitements du cancer s’interrompent, les naissances deviennent des tragédies dans un territoire où chaque instant ne rime plus qu’avec la survie ou la mort imminente.
Plus de 660 000 enfants sont privés d’école depuis plus d’un an, selon l’ONU.
Les écoles, cibles du massacre, sont en ruines ou réquisitionnées pour servir de taudis aux déplacés, transformant chaque jour en nuit sans fin.
Là-bas, les promesses et les discours américains sur la trêve ne sont qu’un mensonge révoltant, une mascarade cynique qui ne masque pas la pluie de bombes et le sang des innocents.
Tandis que la faim s’installe comme un second siège, Gaza meurt à petit feu.
Sous les décombres, entre les cris d’enfants et les tentes précaires, les habitants savent la vérité : il n’y aura pas de justice tant que ce silence complice persiste.
Et même si la guerre cessait demain, comment oublier les milliers de pertes ? « Nous avons tout perdu, sauf la douleur », disent-ils, habités par une colère sourde qui refuse de s’éteindre.
À ce jour, la terre de Gaza porte le fardeau de plus de 67 160 martyrs, et 169 679 blessés, dont plus de 70% sont des femmes et des enfants sacrifiés sur l’autel de la colonisation et de l’impunité.
Le « plan Trump » n’est qu’un masque pour ceux qui veulent faire taire la Palestine.
Le véritable cessez-le-feu ne viendra que lorsque la liberté et la dignité palestiniennes seront pleinement reconnues.
Gaza vit, résiste, malgré tout. Et le monde doit enfin entendre son cri.
K. H.




