Diplomatie et Économie : Le président Tebboune réclame la révision de l’accord d’association avec l’UE et salue le rapprochement avec l’Espagne

Par Kahina Hammoudi
Lors de son entretien périodique avec la presse nationale ce lundi 27 juillet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé sur les relations stratégiques entre l’Algérie et l’Union européenne, réaffirmant la nécessité de rééquilibrer l’accord d’association signé en 2005.
Un rapprochement avec l’Espagne
Le chef de l’État s’est félicité de la qualité des relations entre l’Algérie et l’Espagne, caractérisées par une grande convergence de vues et une coordination étroite sur les dossiers prioritaires.
Revenant sur le choix de l’Espagne comme invitée d’honneur lors de récents événements majeurs, le président Tebboune a qualifié cette décision de « choix de la raison et du cœur » . Il a révélé avoir sollicité l’appui de Madrid pour favoriser une meilleure ouverture des 27 pays membres de l’UE envers l’Algérie, dans un esprit de partenariat équitable et de bénéfices mutuels.
Accord de 2005 avec l’UE : Une révision devenue indispensable
S’exprimant sur l’accord d’association liant l’Algérie à l’Union européenne, le président Tebboune a réitéré sa position en faveur d’une révision globale pour l’adaptateur aux réalités économiques actuelles.
« Les conditions économiques de 2005 ne sont plus celles d’aujourd’hui. À l’époque, l’Algérie dépendait quasi exclusivement des importations. Désormais, nos capacités de production nationale ont considérablement progressé » , a expliqué le chef de l’État.
L’exemple du ciment : Symbole de la mutation industrielle
Pour illustrer ce changement de paradigme, le Président a cité le secteur des matériaux de construction, notamment le ciment : autrefois tributaire des importations étrangères, l’Algérie dégage aujourd’hui un surplus de production lui permettant d’exporter vers les marchés internationaux.
Cette dynamique impose, selon le chef de l’État, une mise à jour des termes de l’accord commercial avec Bruxelles afin de préserver la souveraineté économique et de soutenir les produits nationaux à l’exportation.
K. H.




