Depuis Moscou, Arkab souligne le rôle du gaz dans le renforcement de la sécurité énergétique mondiale

Par Riad El Hadi
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a insisté sur l’importance de renforcer les investissements dans tous les maillons de la chaîne de valeur du gaz naturel, de développer les infrastructures et de soutenir la coopération internationale pour garantir la sécurité énergétique et la stabilité des approvisionnements. Il a souligné que les trajectoires de transition énergétique devaient tenir compte des spécificités des pays et de leur niveau de développement.
Il s’exprimait à Moscou lors de la 28ᵉ réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), présidée par le ministre d’État nigérian aux Ressources pétrolières chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, président de la réunion ministérielle du Forum pour 2026. Étaient notamment présents le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, le secrétaire général du Forum, Philip Mshelbila, ainsi que des ministres et des chefs de délégation des pays membres.
Cette réunion prépare le 8ᵉ Sommet du Forum et coïncide avec le 25ᵉ anniversaire de sa création. Les participants y ont examiné les rapports d’activité et de fonctionnement du Forum, les documents préparatoires du sommet, dont le projet de « Déclaration de Moscou », le rapport annuel 2026 sur le marché du gaz, le rapport prospectif « Global Gas Outlook 2055 » et le bulletin statistique annuel 2026.
Dans son allocution, M. Arkab a mis en avant le rôle stratégique du gaz naturel dans le renforcement de la sécurité énergétique et le soutien au développement économique et industriel. Il a estimé que la transition énergétique exigeait une approche équilibrée et réaliste, qui tienne compte des spécificités des pays et de leur niveau de développement.
Le ministre a souligné l’importance de donner de la visibilité aux marchés et de conclure des contrats à long terme, afin de soutenir les projets et de garantir la stabilité des approvisionnements. Il a appelé à renforcer la coopération, l’échange d’expériences et le développement des infrastructures, ainsi qu’à intensifier les efforts de réduction des émissions de méthane et du torchage du gaz, en veillant à ce que les mesures environnementales ne deviennent ni des obstacles au commerce ni un facteur de fragmentation des marchés.
Il a également plaidé pour un meilleur recours à l’innovation et aux technologies modernes, notamment le captage et le stockage du carbone, la numérisation et l’intelligence artificielle, et pour le renforcement de la sécurité des installations. Il a proposé de faire évoluer l’Institut de recherche sur le gaz vers un centre d’excellence en matière de recherche, de formation et de transfert de technologies, afin de renforcer les capacités des pays membres et de contribuer au développement de l’industrie gazière.
M. Arkab a par ailleurs présenté les efforts de l’Algérie pour développer son secteur des hydrocarbures. Il a cité les résultats du cycle d’appel d’offres « Algeria Bid Round 2024 », qui a débouché sur la signature de cinq contrats d’hydrocarbures avec des sociétés internationales, ainsi que le lancement de l’« Algeria Bid Round 2026 », qui porte sur sept blocs d’exploration. L’ouverture des offres est prévue début 2027. Il a aussi assuré que l’Algérie poursuivait ses efforts pour réduire le torchage du gaz et les émissions de méthane et pour promouvoir les pratiques à faible empreinte carbone.
En conclusion, le ministre a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à renforcer la coopération internationale dans le domaine du gaz, ainsi que son respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles et de leur droit à choisir leur trajectoire énergétique. Il a ajouté que cela devait s’accompagner d’un accès équitable à la technologie, au financement et aux marchés, afin de fournir une énergie fiable et abordable et de soutenir le développement durable.
R. E.




